Facebook au NASDAQ

L’événement du jour, ce n’est pas la rencontre entre F. Hollande avec son homologue américain en marge du G8, même si ce tête-à-tête est à saluer, mais l’entrée de Facebook en bourse à NewYork sur la plateforme boursière des nouvelles technologies, le NASDAQ*.
La jeune entreprise de M. Zuckerberg (l’idée lui est venue dans sa chambre d’étudiant de Harvard il y a huit ans) devrait être valorisée à hauteur de 100 milliards de dollars, un record. Cette somme représente cent fois les bénéfices de l’entreprise au 900 millions d’utilisateurs et environ vingt cinq fois son chiffre d’affaire. De plus les résultats de l’entreprise au premier semestre de cette année sont en baisse.
Comment cela est-il possible ? Pourquoi un tel chiffre ? Le modèle économique de Facebook est basé sur la publicité en ligne. Rien de bien nouveau si ce n’est que l’utilisation de plus en plus fréquente des mobiles à la place des ordinateurs rend la tâche plus difficile. Et puis il existe plusieurs moyens de se débarrasser des bandeaux publicitaires. Alors, assiste-t-on à la création du bulle spéculative qui nous explosera au nez dans quelques années ? Peut-être pas. Réfléchissez bien. Où se cache la vraie valeur dans Facebook ? Dans les informations privées auxquelles il est possible d’avoir accès. La vie, les habitudes, les goûts, les petits secrets de 900 millions d’individus. Facebook a fait mieux que la CIA et le KGB et sans contestation.
La valorisation en apparence démesurée de Facebook se comprend mieux quand on sait que la planète compte aujourd’hui 7 milliards d’individus. La marge potentielle est donc immense.

* Sigle de National Association of Securities Dealers Automated Quotations

Premier Conseil des Ministres

F. Hollande, Président de la France entré en fonction il y a quelques jours, a réuni cet après-midi le premier conseil des ministres du gouvernement de JM. Ayrault.
Ce fût une réunion rapide. Ils ‘agissait d’abord de présenter l’équipe des 34 ministres (18 ministres et 16 délégués, anciennement les secrétaires d’état) au sein de laquelle la parité est parfaitement respectée, de prendre des décisions annoncées (baisse des salaires, charte de bonne conduite*) et de se mettre en ordre de bataille pour les élections législatives à venir qui représentent un enjeu majeur pour le PS car ne pas avoir la majorité à l’assemblée serait une catastrophe pour le parti et pour le pays. Je n’ose même pas y penser et je ne peux pas croire que les français fassent une telle erreur.

Je suis plutôt satisfait de la composition du gouvernement Ayrault I qui est d’après-moi à tendance centre-gauche. On y retrouve des personnages expérimentés mais une part belle est faite à la jeune garde et aux femmes. Je suis plutôt rassuré de voir P. Moscovici à Bercy. L. Fabius est à sa place aux Affaires Etrangères. M. Vails à l’Intérieur est une belle surprise ; il est évident que le ton et la méthode vont changer. Tout comme F. Mitterrand je me réjouis de la nomination d’A. Filippetti à la Culture. Je suis par contre perplexe au sujet de la nomination d’A. Montebourg à l’Industrie, ou comme on dit désormais au ministère « du redressement productif ». Quant à G. Fioraso, la nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est une inconnue pour moi (je viens de lire son CV ; elle me semble convenir même si sa connaissance du milieu universitaire est restreinte).
C’est au final une équipe dynamique et sans doute bien armée pour affronter les tempêtes à venir. Je jugerai aux résultats. La balle est désormais dans leur camp.

* Ce sont là des décisions sages et bien venues par les temps qui courent. Les membres du gouvernement ont décidé de montrer l’exemple, d’être solidaires des citoyens en quelque sorte. Mais la réduction des salaires et la gestion raisonnable des ministères auront un effet tout à fait négligeable sur la situation de l’état. Il s’agit avant tout de mettre en avant la rupture avec l’épisode précédent, de faire explicitement comprendre aux français qu’une page se tourne.

Un mandat de 5 ans

Me voilà enfin rassuré. La fin de notre monde n’aura pas lieu le 21 décembre de cette année comme beaucoup le prédisent et François Hollande, Président qui prendra ses fonctions mardi prochain, pourra donc effectuer un mandat de cinq années comme le prévoit la constitution du pays.
Certains vont être très déçus, dépités, notamment les vendeurs d’abris anti-fin-des-temps et les leaders de  sectes en tout genre, et d’autres comblés, s’empressant de fêter l’annonce au champagne haut de gamme, je pense ici à mes amis traders dont les bénéfices pourront continuer à croitre en 2013 et au-delà. C’est peut-être tout de même mieux ainsi. Des archéologues américains de l’Université de Boston viennent de découvrir les plus anciens calendriers mayas connus, sur les murs d’une habitation au Guatemala. Et contrairement aux croyances et aux rumeurs, le calendrier maya ne s’arrête pas le 21 décembre 2012, bien au contraire puisqu’il se poursuit au-delà de 3500 après JC.

La France a basculé

Il y a 31 ans exactement, le 10 Mai 1981, François Mitterand gagnait l’élection présidentielle. Dimanche dernier, François Hollande a mis un terme à dix-sept années de gouvernement de droite. J’ai toujours trouvé qu’il y avait un peu de FM dans l’attitude de FH. Cela lui a peut-être porté chance.
La France a donc basculé à Gauche le 6 Mai 2012 à 20 heures. J’étais dans le train, en route pour le congrès Space Propulsion. Je me suis alors dit qu’une nouvelle ère s’ouvrait.

Comme je l’ai écrit, je reste très prudent, voir sceptique, face à la stratégie économique du PS. Il est évident que l’augmentation des impôts et taxes, pour les ménages comme pour les entreprises i) n’aura qu’une portée limitée, ii) ne peut être exagérée au risque de faire sombrer notre pays. Il faudra donc maintenir un régime d’austérité et de réduction des dépenses, malgré les discours et promesses.
L’arrivée au pourvoir de la Gauche est sans doute une bonne nouvelle. L’alternance fait toujours du bien. Sur le plan social et moral, la France devrait vite retrouver des couleurs. Fini le gris, pour ne pas dire le noir. L’Europe aussi pourrait en bénéficier. Un nouvel élan ? En tous cas, l’idée d’une révision des programmes d’austérité et la mise en place d’un plan de croissance est la bonne direction à prendre d’après moi. Et je ne crois pas que l’Allemagne s’y oppose farouchement.

Prudent donc, mais curieux de voir la suite en espérant naturellement que les bons choix seront faits. Je laisse une chance à FH et à son gouvernement. Rendez-vous dans six mois pour un premier bilan.
Quant au reste… Le MoDem pourrait disparaître. Même F. Bayrou n’est pas certain d’être réélu, sauf si le PS l’aide. Quid alors du Centre ? Tout sera sans doute à refaire. L’UMP va se diviser. Le FN pourrait profiter de la situation pour grandement influencer la reconstruction de la droite. Des changements en vue.

Mais avant tout cela, il faudra donner la majorité à la Gauche aux élections législatives du mois de juin. Mettre la droite en tête serait aujourd’hui suicidaire.

Plus, deux plus, trois plus.

SONDE

Il ne s’agit pas d’une nouvelle série de notes que pourrait décerner une quelconque agence de notation.
Ce titre fait référence à la charge électrique des ions que l’on a détecté récemment dans le faisceau ionique de notre propulseur à effet Hall PPI à aimants permanents.
La figure ci-dessus représente la fonction de distribution en vitesse des trois espèces d’ions xénon mesurée à 70 cm du PPI à l’aide d’une sonde en champs croisés ou sonde E×B. Mon équipe vient de mettre au point une telle sonde qui a la particularité d’être relativement compact (18 cm de long) et légère. Elle permet donc de sonder la plume d’un propulseur - quelque que soit le type - en limitant les perturbations. Cette sonde est un outil unique en Europe dans le domaine de la propulsion électrique. Seuls nos collègues américains ont un équivalent.

Une sonde E×B, ou filtre de Wien, est un filtre en vitesse pour les ions (contrairement à un analyseur d’énergie à champ retardateur - RPA - qui est un filtre en potentiel). Son principe est basé sur la dérive d’une particule chargée dans une région où existent un champ électrique et un champ magnétique perpendiculaire. La résolution de l’équation du mouvement indique qu’il existe une seule trajectoire rectiligne non perturbée qui correspond à la vitesse v = E/B. En jouant sur la valeur de E ou B on sélectionne ainsi le vecteur vitesse.
La vitesse sélectionnée est indépendante de la charge. Cependant, la vitesse d’un ion accéléré dans une chute de potentiel U dépend de sa charge.

La figure montre que trois  types d’ions sont observés dans la plume de notre moteur. Les expériences ont été réalisées à 200 V. A plus haute tension, on peut observer des ions Xe4+. L’existence d’ions avec une charge élevée dans le plasma d’un propulseur de Hall est une conséquence de la température électronique élevée dans la zone de fort champ magnétique.
L’aire des pics donne la fraction de l’espèce. Les ions Xe+ domine le spectre. Notez que pour ces ions la vitesse mesurée avec la sonde est en parfait accord avec celle obtenue par spectroscopie de LIF.

Je suis inquiet

Nous sommes à un jour du deuxième tour de l’élection présidentielle.
Dans vingt quatre heures les français auront choisi entre une Gauche qui conduira le pays à la faillite économique et une Droite qui conduira le pays à la faillite morale et sociale.
Comment avoir le sourire ?
L’entre deux tours fut bien décevant. Je m’attendais à des discussions de fond sur les problèmes et les défis futurs. Il n’en fût rien. Tout fut plat, lissé, évité. Seules les petites phrases et les insultes ont fusé.
Le débat télévisé de mercredi soir ne restera pas dans les annales. Je me suis profondément ennuyé.

Comme beaucoup des personnes qui m’entourent, et bien d’autres sans doute, je suis inquiet. Je suis inquiet pour l’avenir de mon pays, de ce pays que j’aime mais qui sombre lentement car incapable de prendre le train de la mondialisation et de l’ouverture en marche.
Depuis trente ans, la France refuse d’affronter la réalité et de s’ouvrir au monde. Pas de changement profond, pas de réforme, des institutions obsolètes que peu nous envient aujourd’hui contrairement à ce que l’on dit et une dette toujours plus lourde pour assurer la survie d’un système à bout de souffle. Je ne parle même pas de l’Europe qu’une majorité de français rejettent alors qu’elle est la solution.
Je me demande si souvent ce que nous allons laisser à nos enfants, à nos descendants ?

Il y a aujourd’hui une grande urgence mais rien ne bouge. Alors les autres décident pour nous. Triste France.

Geek attitude

RUSHMORE

Geek est un nom commun anglais populaire qui signifie « crac en informatique ». Le dictionnaire d’Oxford donne comme synonyme « technology enthusiast », une expression que je trouve parfaite. Geek est devenu péjoratif au fil du temps et souvent associé au mot « nerd » pris dans le sens intello coincé, ringard, binoclard et surtout, nul avec les filles. Bref, le portrait de l’adolescent ballot passant tout son temps devant son ordinateur, à lire des bandes-dessinées de super-héros et à jouer à la console de jeux vidéo . Mais les temps changent…

J’ai regardé avant hier soir sur Arte un documentaire intitulé La Revanche des Geeks. Tout un programme. Le titre fut judicieusement choisi car désormais, tout le monde rêve d’être un Geek. Geek or not Geek, that’s the question. Aujourd’hui, avec l’avènement d’une société high-tech, le mot Geek a repris son sens originel. Etre Geek à l’aube du XXIème siècle, c’est maîtriser le monde qui nous entoure. A bien y réfléchir, qui sait comment fonctionne un ordinateur, un téléphone portable, le GPS, Internet… ?
L’évolution du terme et du personnage associé des années 70 à nos jours est expliquée avec précision et humour dans La revanche des Geeks. Mais il y a une autre raison qui m’a fait aimé ce programme : je m’y suis en partie retrouvé et la nostalgie d’une époque ou tout semblait si simple est venue hanter mon esprit.

Je n’ai jamais été un grand fan des comics avec leur super-héros comme Superman, Hulk, Spiderman et j’en passe ni même des mangas. J’ai passé des heures à me prendre pour un autre à travers des jeux de rôle (et des livres aussi) mais jamais au point de me déguiser ou de rejoindre une confrérie. J’ai joué au jeux vidéo, naturellement. Qui se souvient des salles de jeux qui consommaient notre argent de poche le mercredi après-midi ? Je me demande d’ailleurs si à l’heure des tablettes numériques de tels lieux existent encore ? J’ai adoré la trilogie Star Wars de G. Lucas, peut-être un peu plus que les ados de mon âge car j’étais un amateur de science-fiction (est-ce si étrange que le hasard m’ait conduit à effectuer des recherches en propulsion spatiale ?). Surtout, comme tout bon Geek qui se respecte, j’ai passé des milliers d’heures devant l’écran d’un ordinateur. J’ai commencé sur Commodore 64 et TO5 au milieu des années 80 avant de passer à l’Amstrad cpc 464 à cassette, s’il vous plait. Puis ce fut mon premier PC en 1989 : un Amstrad PC-1512 à 8 MHz, quelques centaines de Ko de mémoire et à disquettes souples 5″1/4. Depuis, je n’ai jamais arrêté, passant par exemple au portable dès 2000 pour la liberté offerte, bien avant que tout le monde s’y mette.
Je me souviens des langages appris et utilisés : DOS, basic, logo, pascal, turbo pascal, C, C++. Je me revois à écrire des programmes, de jour comme de nuit. Des jeux bien sûr. Mais ce que j’aimais le plus, les interfaces mathématiques : logiciels pour tracer des courbes, résoudre des équations (linéaires, non-linéaires, différentielles), et à partir de 92, calculer et afficher toutes sortes de fractales. Mathematica, Mapple et MatLab n’existaient pas en ces temps-là.
Voilà une page de ma vie que j’ai appréciée et à laquelle je pense en souriant.


L’image représente le célèbre mont Rushmore aux Etats-Unis, mais en version geek. J’adore cette création. Je l’ai trouvée sur le site : bonjourlesgeekos.

Lendemain du premier tour

Que faut-il retenir de ce premier tour de l’élection présidentielle ?

D’abord, un taux de participation élevé (80 %). C’est la preuve que les citoyens français croient encore en l’action politique.
Le score des deux gagnants : 28, 6 % pour F. Hollande contre 27,2 % pour N. Sarkozy ; 1,5 point d’écart. Rien de très significatif malgré tout ce que l’on a pu entendre hier soir sur les plateaux de télévision.
Les 18% de M. Lepen(1). Le meilleur score jamais obtenu par le FN (elle fait bien mieux que son père en 2002 en terme de nombre de voix). C’est un effet direct de la crise que la France traverse. M. Lepen propose des solutions simples, compréhensibles par tous (barrières douanières, retour au franc, sortie de l’Europe…) et désigne les couplages (les banques, le marché, l’Europe et bien sûr les étrangers) ce qui évite à chacun de se remettre en cause. Naturellement l’application de la politique prônée par le FN conduirait à la ruine du pays et sans doute à une guerre civile voir d’avantage.
Le relativement faible score de J-L. Mélenchon avec 11% (relatif par rapport à celui du FN). Je l’imaginais plutôt vers 14%, non loin du FN. Là-encore, un tel score des extrêmes (31% au total) est une conséquence de la dégradation de la situation économique, sociale et morale du pays.
Le mauvais score de F. Bayrou avec 9%. Je l’avais prédit il y a six mois sur ce blog en donnant des explications. Il y a tout de même là un paradoxe qu’il faudra analyser. FB est celui dont les discours sont les plus réalistes. Il a osé dire aux français (comme en 2007) la vérité sur le mauvais état de la France et les risques à venir si rien n’est fait rapidement. Mais cela ne suffit pas. Les français sont sourds et non réceptifs à certaines vérités. Alors qu’au fond d’eux-même ils savent que les lendemains seront durs, voir très dur si on n’agit pas vite et fort.
En résumé, les partis extrémistes progressent, le PS et l’UMP sont au coude à coude et le centre sombre.

A mes yeux, rien n’est joué pour le deuxième tour. Les deux semaines à venir vont sans doute être intéressantes car nous allons enfin voir deux visions s’affronter avec deux porteurs de projet au style bien différent.

(1) Je pense à l’image que donne la France, le pays des droits de l’homme, à l’Europe et au reste du monde. Tout cela est bien triste… Et puis je suis inquiet pour les élections législatives à venir.

Morne campagne

Je veux naturellement parler de la campagne pour l’élection présidentielle dont le premier tout aura lieu dans dix jours.
C’est d’après moi la campagne la plus fade et la plus inintéressante à laquelle je participe depuis ma majorité. J’irai voter, car c’est un acte citoyen qu’il ne faut pas renier, mais sans grande conviction, je dois bien l’avouer.
La platitude du discours et des propositions des candidats engagés est navrante et relativement désespérante alors que notre pays la France est dans une situation délicate - pour ne pas écrire catastrophique - qui nécessite des prises de décision fortes et une véritable feuille de route pour non seulement redresser l’économie mais aussi rebâtir une société juste qui ne vivrait plus à crédit et dont le futur ne serait plus forcément sombre.
Mais rien. Au lieu de paroles courageuses, peut-être difficiles à entendre mais les français ne sont ni idiots, ni dupes, on gesticule, on se menace et on préfère parler du permis de conduire, de taxe en tous genres, d’un gel du prix des carburants pour trois mois et de réindustrialisation comme si celle-ci se décréter d’un coup de baguette. Balivernes et mensonges qui font perdre du temps et ne modifient en rien la mauvaise trajectoire sur laquelle nous sommes engagés.
Quid d’une stratégie réaliste pour le paiement et la gestion des retraites ?
Quid de la nécessaire transformation de notre système de santé ?
Quid de la réforme de notre système éducatif ?
Quid d’une politique de l’énergie digne de ce nom ?
Quid des défis à venir : épuisement des ressources, changement climatique ?
Quid d’une Europe forte et protectrice ?
Quid…
Les questions ne manquent pourtant pas. Et les enjeux sont grands.

F. Bayrou plonge (comme je l’avais prédit il y a quelques mois) malgré la vision sans doute la plus réaliste de l’état du pays. J-L. Mélenchon prononce de superbes discours mais vit en Utopia. Les écologistes sont au fond du trou faute d’avoir choisi le bon leader et incapables donc de peser dans le débat. M. Lepen stagne et il faut s’en réjouir. N. Sarkozy et F. Hollande visent le poste mais n’apportent rien de tangible et seront pris de vitesse dès le lendemain de leur victoire. Quant aux autres, ils ne comptent même pas, sauf J. Cheminade qui amuse la galerie avec ses idées loufoques.

Aller voter tout de même. Choisir le moins pire. Puis se préparer à affronter des années plus ou moins difficiles dans tous les cas.
Ce n’était pourtant pas si difficile que ça d’expliquer la situation, de parler des efforts à fournir par tous afin d’anticiper les réformes et amortir ainsi le choc. Mais non. On préfère aller s’encastrer dans le mur.
Comme le disent mes amis anglo-saxons, nous sommes décidément bien aveugles face à un monde en mutation rapide qui ne ferme pourtant aucune porte.

Appolo 18

Il y a eu 17 missions dans le cadre du programme lunaire américain Appolo. La mission Appolo 18 a été annulée en septembre 1970, soit une année avant l’arrêt du programme, officiellement pour des raisons budgétaire. La victoire nette face à l’URSS dans la course à la Lune et le désintérêt de plus en plus marqué du public ont en fait fortement influencé la décision du Congrès de mettre un terme à l’aventure.

Et si la mission Appolo 18 avait en réalité bien eu lieu ? Et si le gouvernement américain avait caché la vérité aux citoyens pendant près de quarante ans pour préserver un terrible secret ? Et si des images d’archives récemment découvertes apportaient enfin une réponse à la question suivante : pourquoi aucun être humain n’est retourné sur notre satellite depuis 1971 ?

Voilà le synopsis du film du réalisateur Gonzalo Lopez-Gallego sortit aux Etats-Unis en octobre dernier que j’ai regardé hier soir.
Il s’agit d’un film à faible budget (un succès au box-office) tourné à la façon d’un documentaire dans la lignée du Projet Blair Witch, Rec ou l’excellent Cloverfield.
J’ai passé un bon moment devant mon écran sans être un fan de la théorie du complot si chère aux américains.
J’ai aimé l’idée, le scénario, les images façon vieille caméra. Ce n’est certes pas le plus grand film fantastique jamais tourné, mais ça se laisse regarder avec plaisir même si la chute est évidente.