Mais qui est vraiment Vernon Subutex ?

Voilà l’étrange question qui m’a préoccupé cet été. Et qui trotte toujours dans ma petite tête.
Vernon Subutex est le personnage principal du dernier roman (en 2 tomes) de Virginie Despentes. Je me suis régalé. Une vraie parenthèse, protégé des tumultes du quotidien. J’ai avalé les tomes 1 & 2 en moins de deux semaines. Et depuis, je me questionne…

J’ai lu tous les romans de l’écrivaine, auteure entre autres de Baise-moi, Les jolies choses, Teen spirit et Bye Bye Blondie. Les critiques littéraires sont tous unanimes sur son dernier ouvrage et je les rejoins. C’est le meilleur (ou alors je vieillis et eux aussi). Les histoires de VD décrivent les facettes du monde d’aujourd’hui, avec ses hauts et ses bas, ses héros et ses laissés pour compte. Elles montrent la condition humaine à l’heure d’Internet et de l’argent roi. Vernon Subutex n’y échappe pas mais le roman va plus loin, plus en profondeur dans le décorticage du fonctionnement de nos sociétés modernes et démocratiques. Il s’agit d’une étude sociologique, meilleure que bien des travaux publiés de part la richesse des exemples, des situations et des liens. VD rattrape ici Bourdieu. Mais voilà, alors que l’on apprend bien des choses sur les micro-rouages de la mécanique qui fait et défait les hommes et les tribus modernes, on reste curieusement sans réponses définitives sur le phénomène Vernon. Est-il un bienheureux simplement chanceux, un philosophe incompris, un idiot qui ne le sait pas, un prophète, un dieu indécis, vous ou moi ? Existe-t-il seulement ? N’est-il pas qu’une illusion rassurante dans un monde qui dérive lentement vers sa fin ?

NS candidate et EM s’en va

Nicolas Sarkozy a annoncé à la fin du mois d’août qu’il serait candidat à la primaire du parti Les Républicains. Mais qui en doutait ? Ça se jouera donc entre lui et Alain Juppé. Pourvu que ce dernier l’emporte. Mais rien n’est gagné. NS a de l’influence et beaucoup d’argent. Pourtant personne, sauf quelque adhérents et sympathisants LR et des proches qui jouent leur carrière en pariant sur sa victoire, n’a envie de voir NS reprendre les commandes de notre pays. J’ai lu son livre (que je n’ai pas acheté ; je ne vais tout de même pas l’aider financièrement). Du vide. Il n’y a rien de nouveau, ni sur la politique sociale, ni sur la politique économique. Du « Déjà-vu » comme disent mes collègues américains. Et aucun projet pour la France. Aucune ambition ni vision. Tout se résume à porter la faute sur les autres : les étrangers, les migrants, les fonctionnaires, l’Europe et le gouvernement de FH. On peut donc résoudre le problème et redonner à la France sa crédibilité en créant des frontières, en expulsant et en diminuant le nombre de fonctionnaires. Si seulement c’était si facile. Et pour relancer la machine économique, c’est baisses d’impôts à tout va et subventions. Un cadeau empoisonné pour les générations futures puisque tout cela serait financé par de la dette. Un vrai programme du Front National en somme.
Et puis NS a déjà été au pouvoir. Il a eu cinq ans pour faire ses preuves et on a vu le résultat. Bien sûr ce dernier vous dira que ce n’est pas de sa faute mais celle de la crise financière qui a secoué la planète à la fin des années 2010… Encore une excuse.

 

Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron quittait le gouvernement et son poste de ministre de l’économie. Il se lance enfin et devrait prochainement transformer son mouvement En Marche, que j’ai rejoint à sa création, en parti politique, histoire de se donner une assise et de l’envergure pour aborder les primaires de gauche et la campagne présidentielle.
Voilà un homme que j’ai envie de suivre. Ses idées et sa vision de la France sont les miennes. Pas étonnant, EM envisage une politique du centre, sans excès, réaliste, loin des thèses extrémistes, tournée vers les autres, l’Europe et l’avenir. J’attends avec impatience que tout cela prenne forme et que les troupes se mettent en marche.

Congrès JPC 2016

Je m’apprête à quitter Salt Lake City dans l’Utah où je viens de passer quatre jours, sans voir grand chose de la ville et de ses environs d’ailleurs, confiné entre mon hôtel et le palais des congrès, qui, entre parenthèses, est gigantesque. On ne s’attend pas à un bâtiment aussi imposant dans une ville qui compte moins de 200000 habitants.

J’étais à SLC pour la 52ème édition de la Joint Propulsion Conference, qui est une référence aux Etats-Unis dans le domaine de la propulsion spatiale. C’est la troisième fois que je participe à ce congrès et je dois dire que cette édition était riche et intéressante en ce qui concerne la propulsion électrique. Ce fut aussi l’occasion de revoir de nombreux collègues et amis, d’échanger sur divers sujets et de préparer des travaux futurs.

Il y a eu beaucoup d’exposés, en particulier du JPL, sur le propulseurs HERMeS et la mission ARRM, de nombreux résultats sur les cathodes, plusieurs travaux très intéressants sur la micropropulsion (je reste impressioné par le développement des FEEP par Fotec en Autriche). La simulation numérique progresse également, avec une approche nouvelle pour traiter le transport électronique anormal qui inclue l’amortissement Landau par les ions.

Quant à moi, je présentais les récents travaux de l’équipe sur l’écrantage magnétique, où Magnetic Shielding en anglais. Les études ont été menées avec le propulseur ISCT200-MS, la version MS de notre propulseur à aimants de 200 W. L’exposé a eu un très fort impact dans la communauté et j’ai reçu de nombreuses, et sincères, félicitations. Il y a d’après moi trois raisons qui expliquent l’intérêt porté à nos travaux et l’enthousiasme de mes collègues :

  • le ISCT200-MS est le plus petit propulseur en MS au monde avec un écrantage de très bonne qualité,
  • nous avons utilisé une anode, qui sert aussi d’injecteur de gaz, fabriquée par impression 3D ; c’est la première fois que l’I3D est utilisée sur un propulseur européen, et la deuxième fois au monde,
  • nous avons prouvé par spectroscopie de LIF sur les ions métastables qu’il n’y avait pas d’ions avec une énergie supérieure au seuil de pulvérisation du BN-SiO2 au niveau de parois. C’est la raison principale à notre succès car il s’agit de la première preuve directe de l’efficacité de la configuration MS à réduire, voire supprimer, l’érosion des parois du canal de décharge, ce qui rallonge considérablement la durée de vie du système propulsif.

Où va la Turquie

Je m’inquiète, comme beaucoup d’entre nous, de la tournure que prennent les événements en Turquie à la suite du coup d’état raté. On assiste à une véritable purge, à une chasse aux sorcières dans tous les secteurs et toutes les classes de la société turque avec des dizaines de milliers d’arrestations, l’état d’urgence et le spectre de la peine de mort. Le président Erdoğan est tout simplement en train de se débarrasser de tous les opposants à sa manière de gouverner et à sa vision, conduisant chaque jours un peu plus son pays vers un régime dictatorial. On s’éloigne à grande vitesse d’un idéal de démocratie et des idées d’Atatürk.

Etrange coup d’état. Si mal préparé et stoppé en quelques heures. Je ne suis pas un partisan de la théorie du complot mais j’avoue que dans ce cas précis j’ai du mal à y croire. Avouons que ce « soulèvement sans issue » est le prétexte qu’Erdoğan attendait pour faire le ménage à tous les niveaux et éliminer ceux qui pourraient limiter ses ambitions. Je ne dit pas qu’Erdoğan est à l’origine d’une mascarade mais je peux concevoir qu’il ait laissé faire, voire favorise.
Ce fiasco a le mérite de montrer le vrai visage de celui en qui l’Europe et le reste du monde croyait : un despote qui pourrait bien faire de la Turquie une république islamique dans les années qui viennent.

Quel gâchis. La Turquie est un grand et beau pays dont le peuple ne mérite pas l’avenir qu’Erdogan lui réserve. Je voulais y amener ma femme et mon fils passer quelques jours. Je crois qu’il va nous falloir attendre, peut être pour des décennies.

L’horreur, une fois de plus

Nous avons amené Paco voir son premier feu d’artifice jeudi soir. A la Chapelle Saint-Mesmin. Il était 23 heures. Paco a adoré. La fanfare, les bruits d’explosion, les lumières dans le ciel, les couleurs. Ses rires, la joie sur son visage. Il s’est endormi bienheureux dans la voiture au bout de cinq cents mètres. Sa nuit a du être belle, remplie de beaux tableaux et de musiques douces. Tout le monde n’a pas passé une aussi agréable soirée. Hélas.
L’horreur était au rendez-vous en ce jour de fête nationale. Les terroristes ont frappé une fois de plus. Sur la promenade des anglais cette fois-ci. Le bilan est terrible avec plus de quatre-vingts morts. Les fondamentalistes islamistes sont responsables, directement ou indirectement via leur propagande.
Que dire de plus. J’ai déjà tellement écrit sur le sujet. Charlie Hebdo, l’hyper cacher, l’usine Air Products en Isère, l’attaque dans le Thalys, le Bataclan, le couple de policiers tués à Magnanville… et Nice maintenant. Nous sommes en guerre, cette fois-ci plus personne ne soutiendra le contraire. Comment sortir vainqueur ? Comment l’emporter face à un ennemi déterminé et prêt à se sacrifier ? Comment se prémunir d’une menace double, venant de l’intérieur comme de l’extérieur ? Je n’ai pas les solutions. Personne ne les a d’ailleurs ; il ne faut pas croire les discours simplistes. Une seule chose me paraît certaine : il va falloir s’habituer et vivre avec une insécurté permanente car la lutte sera longue (et l’issue incertaine).

J’ai écouté/lu ces derniers jours les critiques émanant de l’opposition, droite et extrême droite en particulier. Estrosi, Guaino, Sarkozy, Juppé, Lepen, Philippot… Que d’excès, de sottises, d’absurdité et de mensonges. Il y a des choses à faire, oui, comme renforcer le renseignement, éduquer les citoyens les plus vulnérables, combattre l’Etat Islamique, Al Quaïda et consorts en dehors de nos frontières, coopérer à l’échelle européenne, consolider notre arsenal juridique. Mais critiquer systématiquement en insinuant que tout n’a pas été fait, vouloir armer nos forces de l’ordre de lance-roquettes, prôner la fermeture des frontières quand les terroristes sont français et suggérer d’enfermer, pour prévenir, ceux qui sont fichés S, ne mène à rien de constructif et d’utile, bien au contraire. Certes, il y a l’élection présidentielle au printemps prochain, et chacun doit se démarquer, mais les commentaires récents montrent surtout la médiocrité de bon nombre de prétendants à la fonction suprême.

Un grand homme s’en est allé

Michel Rocard nous a quitté le 2 juillet dernier. Il fut à mes yeux l’un des grands hommes d’état français. Il va manquer à la France, c’est certain.

On pourrait dire que j’ai grandit avec lui. J’avais huit ans lors de l’arrivée au pouvoir de F. Mitterand en 1981 et c’est à cette époque que j’ai commencé à attendre parler de lui. Depuis cette époque je l’ai toujours écouté de manière attentive. J’ai lu certains de ses ouvrages et beaucoup de ses très nombreux articles. Il a sans nul doute influencé ma pensée de façon inconsciente, comme tant d’autres (BHL, Penrose, Reeve, Fukuyama, Attali, Hawking, Prigogine..). Ses idées pour la France et pour le Monde se retrouvent finalement proches des miennes. M. Rocard a toujours été un homme en phase avec son époque, un grand visionnaire avec un regard juste et bienveillant sur nos sociétés et leur avenir.
Je regrette, et je ne suis sans doute pas le seul, que cet homme d’une intelligence et d’une culture hors norme ne fut pas suffisamment suivi. La France et l’Europe se porteraient mieux si tel avait été le cas.

Ils nous quittent

Le choc ce matin au réveil. Les sondages et les bookmakers se sont donc trompés. Les britanniques ont décidé de quitter l’Union Européenne. Le résultat du référendum est sans appel ; les partisans du Brexit l’emportent haut la main. Je suis triste, bien sûr, et bouleversé. Moi qui suis né européen. Le choix des britanniques est effarant à mes yeux. Pourquoi refuser la plus belle construction humaine de l’après guerre et pourquoi ouvrir la boîte de Pandore ?
La réponse est multiple.
Ce référendum est d’abord un choix politique. D. Cameron en premier, et bien d’autres ensuite, ont pris le risque de créer un séisme aux conséquences imprévisibles pour l’ensemble des peuples de la planète pour assouvir leur désir de pouvoir. Rien ne les y obligeait.
Parce que les dirigeants de l’Europe n’ont pas été à la hauteur ces vingt dernières années, enchaînant fiasco sur fiasco. Citons deux exemples récents : la gestion de la crise financière de 2008 avec comme idée phare d’appauvrir un peu plus les plus faibles et la gestion de la crise des migrants qui à fait le lit de l’extrême droite. L’Europe manque cruellement d’hommes forts, courageux et ambitieux.
Parce que les partisans du Brexit ont mentis aux citoyens sur ce qu’est l’Europe, sur ce qu’elle a apporté et surtout sur ce que sera leur vie en dehors. Les britanniques le découvriront à leur dépend dans le futur.

Et maintenant ?
Voilà une question à laquelle les partisans de la sortie sont bien incapables de répondre car ils n’y ont tout simplement pas pensé. Par paresse sans doute et aussi par manque d’intelligence et de vision. Après tout, ils voulaient seulement gagner et prendre la place. La suite…

Tout cela est effrayant. Devant nous, l’inconnu. Et personne n’aime ça.
Les conséquences pourraient être terribles car la période d’incertitude et de turbulences va être longue. L’Europe n’avait pas besoin de cela. Pas maintenant. Elle est attaquée de l’extérieur par les islamistes radicaux. Et voilà désormais qu’elle se fissure, attaquée de l’intérieur.
Et dire que ce n’est peut-être que le début. Vais-je voir l’Europe s’effriter puis s’effondrer et disparaître ? Ce n’est pas impossible. Chaque jour les nationalistes et extrémistes de tous bords progressent dans tous les pays prouvant que l’être humain n’apprend pas de ses erreurs.

Mais tout n’est pas perdu. C’est peut-être même une chance que nous devons saisir.
L’UE doit se réveiller et se réinventer. Il faut proposer un modèle plus proche des citoyens qui se démarque clairement des modèles ultra-libéraux américains ou chinois. L’Europe au service des européens, pour plus de justice et d’égalité. Une Europe forte qui pourrait proposer au reste du monde sa vision. Je suis persuadé que tout pourrait aller vite, une Europe de la défense, une Europe des droits, une Europe de la fiscalité, de la santé, de l’éducation… Mais sans chef, rien de tout cela, seulement une Europe moribonde dont mon fils me demandera peut-être un jour : « Au fait Papa, c’était quoi l’UE ? ».

Sortir ou pas ?

Les britanniques vont se prononcer demain par référendum. La question posée est simple : rester ou bien sortir de l’Union Européenne. Les chancelleries tremblent ; les places financières aussi. Tout le monde retient son souffle. Si le Royaume-Uni sortait de l’UE qu’adviendrait-il de l’Europe ? Du reste du monde ? Un grand crac, aussi violent que la crise de 2008 ? Une mini secousse évaporée en quelques jours ? On a pu lire tout et son contraire ces dernières semaines dans la presse et sur Internet. Les experts des deux bords se sont relayés à la télévision et à la radio sans relâche. Mais personne ne possède avec certitude la réponse. Comme toujours lorsque l’économie et la finance sont au coeur du problème. Ce qui m’amène à chaque fois à penser que plus personne ne comprend désormais le fonctionnement et les rouages de notre société. Au mieux on fait des paris. Dans la cas du référendum britannique, chaque camp surenchérit et s’efforce d’effrayer la partie adverse. De bonne guerre.
Je reste cependant convaincu que le Royaume-Uni a plus en perdre qu’à gagner en cas de sortie car il se retrouverait isolé. J’ai d’ailleurs peu entendu les partisans du Brexit parler de l’après et expliquer comment le pays sera alors géré et avec quelles priorités et objectifs.

Dans quelques heures nous serons fixés.
Je souhaite que le Royaume-Uni reste et poursuive la grande aventure Européenne. Les britanniques y ont leur place et doivent jouer un rôle clé aux côtés de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne et des autres. Ma plus grande crainte en cas de Brexit n’est pas un grand chambardement de l’économie mondial. Les Anglais et les autres passeront le cap, plus ou moins vite, avec plus ou moins de casse.
Non. J’ai très peur d’un phénomène de contagion et d’un effritement de la construction européenne. Voilà le plus grand risque que D. Cameron a décidé de faire courir à l’EU : sa désintégration et sa perte.
J’espère que nos compatriotes seront faire le bon choix.

Funeste semaine

Ce fût une semaine funeste et terrifiante pour les démocraties.

Il y a d’abord eu ce massacre à l’arme lourde dans une boîte de nuit gay à Orlando revendiquée par l’Etat Islamique. Cinquante victimes et des dizaines de personnes traumatisées à vie. L’Amérique une fois de plus attaquée de l’intérieur. L’EI fait le jeu de Mr Trump en pleine campagne présidentielle. Ils le savent. Les Islamistes et autres fanatiques de tous bords cherchent à mettre le chaos sur la planète pour faire progresser plus facilement leur modèle nihiliste et totalitaire. Et Donald le cinglé les aiderait à atteindre leur but, je n’en doute pas une seconde à écouter ses discours extrémistes insensés.

Mardi deux policiers étaient sauvagement assassinés à l’arme blanche à leur domicile à Magnanville. Le terroriste s’est revendiqué de l’Etat Islamique. Le pays tout entier a été stupéfait et saisi d’indignation. Comment, en plein état d’urgence et alors que l’assassin était fiché et connu des services de sécurité français, est-il possible de tuer si facilement un couple de policiers chez eux ? A qui le tour demain ? Par cet acte barbare, l’EI nous déclare que personne n’est désormais à l’abri. La peur se répand dans mon cher pays. Elle risque de conduire à des actes et des choix démentiels, non raisonnés et lourds de conséquences. Le climat se dégrade à quelques mois des présidentielles. Cela aussi l’EI le sait, et le veut sans doute.
Et hier ce fut le tour de la députée britannique Jo Cox, tuée en pleine rue à Birstall par balles et à coups de couteau par un homme qui l’attendait à la sortie de sa permanence. Cette fois-ci l’acte terroriste est probablement lié à l’extrême droite, dont l’idéal de société ne vaut pas mieux que celui des islamistes. Ce meurtre presque inimaginable a eu lieu à quelques jours du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE, le désormais célèbre Brexit. Jo Cox a peut-être payé de sa vie son engagement pour le maintien de son pays dans l’Europe des 28 ?

Je reste sans voix après cette terrible semaine. Triste et fatigué de tout ça. La série se terminera-t-elle un jour ? Je viens de lire que les attentats de l’EI ont tué en une année plus de 2500 personnes sur la planète. Où va donc le monde ? Les démocraties pourront-elles résister encore longtemps ?
Ce n’est pas comme cela que j’imaginais le XXIème siècle.

Escapade belge

J’étais la semaine dernière au Von Karman Institute for Fluid Dynamics à Waterloo dans la banlieue sud de Bruxelles.
Je participais à un séminaire OTAN sur la propulsion électrique : Electric Propulsion Systems: from recent research developments to industrial space applications. J’étais un des orateurs invité. J’ai donné un cours intitulé Laser-induced fluorescence spectroscopy applied to electric thrusters dans lequel j’ai détaillé la technique de spectroscopie de LIF et présenté ses applications en PE à travers une série de résultats récents.

J’ai aimé revenir au VKI où j’avais effectué un cours séjour en 2001, peu avant de soutenir ma thèse de doctorat à Eindhoven. J’ai d’ailleurs retrouvé sur place deux camarades avec qui j’avais sympathisé à l’époque et qui sont aujourd’hui en poste dans l’institut. C’est un lieu agréable, chargé d’histoire et mondialement réputé pour la qualité des recherches qui y sont menées. J’ai également revu plusieurs collègues et amis français et étrangers avec qui je prends toujours un grand plaisir à discuter, de science et de propulsion spatiale bien sûr, mais aussi de bien d’autres sujets.
Ce fut un beau séjour dans une région que j’ai toujours trouvé agréable. J’espère y revenir sans attendre 15 ans.
Une seule ombre au tableau, le retour à Orléans fortement perturbé par les grèves contre la loi travail du gouvernement.