Ariane 5

Décollage du lanceur Ariane 5 depuis Kourou le 17 novembre 2016 avec à son bord 4 satellites Galileo (Credit: ESA–Stephane Corvaja, 2016)

Voici une superbe photographie du lanceur européen Ariane V décollant de la base de Kourou en Guyanne le 17 novembre dernier avec à son bord quatre satellites pour le système européen de navigation Galileo. Cette photographie est particulièrement intéressante, et rare, car on distingue une partie de l’intérieur de la tuyère du propulseur cryogénique Vulcain à hydrogène et oxygène liquide. L’image illustre aussi parfaitement, notamment à travers les panaches de gaz chaud expulsés par les deux boosters à poudre, toute la puissance mise en jeu lors du lancement d’une fusée.
Il faut noter que c’est la première fois que le lanceur Ariane 5 avait pour mission l’envoi dans l’espace de satellites de la constellation Galileo. Les 14 précédents satellites ont été déployés avec 7 lanceurs Soyouz. Les 4 satellites ont rejoint leur orbite circulaire à 22922 km au terme d’un vol de seulement 3h35.

De nombreuses images très impressionnantes du 89ème décollage d’Ariane 5, le 75ème d’affilé sans incident, sont disponibles sur le site SpaceFlightNow (merci Julien). Ce cite unique, de grande qualité et parfaitement à jour se focalise principalement sur les lanceurs, les missions et les lancements. Tous les passionnés y trouveront leur compte.

Quand le petit blanc a peur

Malgré ses frasques invraisemblables, sa vulgarité et ses sorties d’un autre siècle, Donald Trump sera le 45ème président des Etats-Unis d’Amérique. Le peuple s’est exprimé.
Personne, ou presque, n’avait imaginé sa victoire. Hier encore, à la radio et dans la presse, Hillary Clinton était donnée largement gagnante. Dur réveil, comme trop souvent ces derniers temps. Hillary ne sera pas la première femme élue à la tête du plus puissant pays de la planète.

La grande majorité des médias et des spécialistes en politique n’ont pas vu venir la victoire de l’excentrique milliardaire américain. Tout comme ils n’ont pas prédit le Brexit, certains de la pertinence de leurs analyses. Il y a bien sûr une forme de déni protecteur à ne pas vouloir croire à l’impossible. Mais il y a aussi une déconnexion avec la réalité du monde. Car l’Amérique ne se résume pas à New York ou à la Californie. De même l’Angleterre ne s’arrête pas à Londres.
Il faut savoir sortir des hautes sphères et écouter les clameurs des campagnes et des petites villes et ne pas se contenter de l’avis des riches et des intellectuels.

Le « petit blanc » a peur de demain, de la mondialisation qui le laisse sur le côté, des élites qui semblent  n’écouter ni ses plaintes ni ses points de vue et qui, pense-t-il, ne le protégeront pas des turbulences qui s’annoncent et des étrangers, coupables désignés, qui lui volent son gagne-pain et génèrent partout de l’insécurité. Et quand le petit blanc déclassé a peur, il choisit les routes sinueuses et incertaines de ceux qui savent répondre à ses craintes avec des mots durs et des solutions simplistes, en lui mentant, mais ça il ne le voit pas, aveuglé par les promesses de lendemains meilleurs.  Quand il a peur, il décide de faire basculer l’Histoire du côté gris.

Je suis inquiet. Le monde va mal. Le populisme gagne du terrain, les peuples se replient sur eux-mêmes et des événement comme le Brexit et l’élection de D. Trump ouvrent la voie au racisme et à la xénophobie – je dirai même légitime - et conduisent à une société plus fragmentée et plus violente.
De l’autre côté des fous proposent le nihilisme et la violence comme solution. Le monde se disloque à une époque charnière où l’union serait pourtant le seul moyen de surmonter les caps difficiles à venir.
Il faut cependant garder espoir, expliquer, éduquer et continuer à proposer d’autres voies sans naturellement oublier d’écouter ce que les petites gens ont à dire.

 

Astronautique : informations et données

Le lecteur intéressé peut trouver de nombreuses informations et données concernant le domaine de l’Astronautique sur la page personnelle de Gunter Krebs :
Gunter’s Space Page.

Le site est sérieux et les informations sont mises à jour régulièrement.
On y trouve en particulier des données intéressantes et utiles sur les technologies spatiales, les lanceurs les satellites et les missions.

Ce site est à ma connaissance l’une des meilleures références pour les CubeSats, des nano-satellites (1 à 10 kg) dont les dimensions sont normalisées. L’unité de base, le U, est un cube d’un décimètre de côté dont le volume est exactement 1 litre. Le format des CubeSats a été défini en 1999 afin de réduire les coûts de lancement des très petits satellites et démocratiser ainsi l’accès à l’espace. Ce format permet par exemple aux universités de placer en orbite leurs propres satellites. De très nombreux lancements de CubeSats ont déjà été réalisés et le nombre de projets est en croissance exponentielle car la miniaturisation de l’électronique a grandement augmenter les capacités des CubeSats qui peuvent désormais mener des missions complexes et à fort potentiel.

Je recommande aussi la lecture de la La page Wikipedia CubeSat qui contient des information sur l’histoire des Cubesats et leur architecture.

Explosion du lanceur Falcon 9 : une piste sérieuse

Le jeudi 1 septembre, une fusée Falcon 9 de SpaceX explosait sur son pas de tir lors d’une phase de test avant lancement. Cet accident a eu un grand retentissement car il a surpris beaucoup de monde et mis en doute le modèle SpaceX et sa capacité à reprendre rapidement les tirs pour satisfaire les commandes. Je n’ai pas commenté l’accident à l’époque. j’ai appris à être prudent ; je sais que dans des moments là il faut prendre du recul et analyser les données disponibles, un travail long et fastidieux mais nécessaire.

Un article, paru hier sans Space News (SpaceX’s Musk says sabotage unlikely cause of Sept. 1 explosion, but still a worry), nous en dit plus sur la cause probable de l’explosion. Après examens des données de télémétrie et des débris retrouvés, les experts s’orientent vers une explosion du réservoir d’hélium du deuxième étage.

L’hypothèse d’une rupture du réservoir d’hélium (He) qui sert à pressuriser le réservoir d’oxygène liquide (LOX) est tout à fait plausible. Très vite d’ailleurs les spécialistes de la propulsion chimique liquide des lanceurs se sont orientés vers cette hypothèse. Le réservoir de He est pressurisé à environ 350 bars. Il est souvent en matériaux composite tissés pour résister. La technologie est très difficile à maitriser et assurer la reproductibilité des propriétés des réservoirs reste difficile.
Si le réservoir se fissure ou explose, l’onde de pression générée peut percer/détruire le réservoir de LOX, de kérosène (ou autre) et surtout vaporiser l’oxygène (où générer de petites gouttelettes) ce qui lui permet de réagir avec le carburant et d’enflammer le mélange. D’après les spécialistes, les données de télémétries sont compatibles avec un phénomène rapide type propagation d’onde et changement de phase du LOX. Reste à savoir pourquoi le réservoir d’hélium a lâché. Sans doute un défaut dans la structure, ce qui ne pardonne pas à une telle pression.

La bonne nouvelle est que malgré tout SpaceX prévoit un nouveau lancement de sa fusée Falcon 9 pour novembre.

Fête de la Science

Pour l’édition 2016 de la Fête de la Science, le campus CNRS d’Orléans a ouvert ses portes aux visiteurs durant le weekend du 15-16 octobre.
La campus a ainsi acceuillit sous un beau soleil plus de 4000 visiteurs, preuve s’il en est que la Science intéresse. Quant à l’ICARE, plus de 1000 personnes se sont rendues dans nos locaux et ont pu voir diverses expériences en combustion, plasma et propulsion et plusieurs salles de manipes.
Tous les membres de mon équipe ont bien sûr participé à cet événement et ont pris plaisir à échanger avec le public, à expliquer nos travaux et le contexte associé, à répondre aux questions et interrogations et à faire partager leur passion et leur vision de la conquête spatiale. Les curieux ont ainsi pu voir le propulseur de Hall P2D2 en tir dans son petit caisson ainsi que le propulseur PPS1350-ML en fonctionnement dans le moyen d’essais PIVOINE-2G.

La Fête de la Science est un événement majeur et très important à mes yeux car il met directement et facilement le public en contact avec les organismes de recherches et les chercheurs.
Communiquer et vulgariser nos savoirs et nos résultats représente pour moi un devoir, d’autant plus qu’une grande partie des études sont conduites avec des fonds publics. Le citoyen a donc un droit d’accès à l’information. Cette démarche d’ouverture est aussi capitale pour la société car elle participe à l’éducation, des petits comme des grands, au sens large et, je l’espère, elle permet de faire naître des vocations.
Car oui, Chercheur est un beau et noble métier.

Mais qui est vraiment Vernon Subutex ?

Voilà l’étrange question qui m’a préoccupé cet été. Et qui trotte toujours dans ma petite tête.
Vernon Subutex est le personnage principal du dernier roman (en 2 tomes) de Virginie Despentes. Je me suis régalé. Une vraie parenthèse, protégé des tumultes du quotidien. J’ai avalé les tomes 1 & 2 en moins de deux semaines. Et depuis, je me questionne…

J’ai lu tous les romans de l’écrivaine, auteure entre autres de Baise-moi, Les jolies choses, Teen spirit et Bye Bye Blondie. Les critiques littéraires sont tous unanimes sur son dernier ouvrage et je les rejoins. C’est le meilleur (ou alors je vieillis et eux aussi). Les histoires de VD décrivent les facettes du monde d’aujourd’hui, avec ses hauts et ses bas, ses héros et ses laissés pour compte. Elles montrent la condition humaine à l’heure d’Internet et de l’argent roi. Vernon Subutex n’y échappe pas mais le roman va plus loin, plus en profondeur dans le décorticage du fonctionnement de nos sociétés modernes et démocratiques. Il s’agit d’une étude sociologique, meilleure que bien des travaux publiés de part la richesse des exemples, des situations et des liens. VD rattrape ici Bourdieu. Mais voilà, alors que l’on apprend bien des choses sur les micro-rouages de la mécanique qui fait et défait les hommes et les tribus modernes, on reste curieusement sans réponses définitives sur le phénomène Vernon. Est-il un bienheureux simplement chanceux, un philosophe incompris, un idiot qui ne le sait pas, un prophète, un dieu indécis, vous ou moi ? Existe-t-il seulement ? N’est-il pas qu’une illusion rassurante dans un monde qui dérive lentement vers sa fin ?

NS candidate et EM s’en va

Nicolas Sarkozy a annoncé à la fin du mois d’août qu’il serait candidat à la primaire du parti Les Républicains. Mais qui en doutait ? Ça se jouera donc entre lui et Alain Juppé. Pourvu que ce dernier l’emporte. Mais rien n’est gagné. NS a de l’influence et beaucoup d’argent. Pourtant personne, sauf quelque adhérents et sympathisants LR et des proches qui jouent leur carrière en pariant sur sa victoire, n’a envie de voir NS reprendre les commandes de notre pays. J’ai lu son livre (que je n’ai pas acheté ; je ne vais tout de même pas l’aider financièrement). Du vide. Il n’y a rien de nouveau, ni sur la politique sociale, ni sur la politique économique. Du « Déjà-vu » comme disent mes collègues américains. Et aucun projet pour la France. Aucune ambition ni vision. Tout se résume à porter la faute sur les autres : les étrangers, les migrants, les fonctionnaires, l’Europe et le gouvernement de FH. On peut donc résoudre le problème et redonner à la France sa crédibilité en créant des frontières, en expulsant et en diminuant le nombre de fonctionnaires. Si seulement c’était si facile. Et pour relancer la machine économique, c’est baisses d’impôts à tout va et subventions. Un cadeau empoisonné pour les générations futures puisque tout cela serait financé par de la dette. Un vrai programme du Front National en somme.
Et puis NS a déjà été au pouvoir. Il a eu cinq ans pour faire ses preuves et on a vu le résultat. Bien sûr ce dernier vous dira que ce n’est pas de sa faute mais celle de la crise financière qui a secoué la planète à la fin des années 2010… Encore une excuse.

 

Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron quittait le gouvernement et son poste de ministre de l’économie. Il se lance enfin et devrait prochainement transformer son mouvement En Marche, que j’ai rejoint à sa création, en parti politique, histoire de se donner une assise et de l’envergure pour aborder les primaires de gauche et la campagne présidentielle.
Voilà un homme que j’ai envie de suivre. Ses idées et sa vision de la France sont les miennes. Pas étonnant, EM envisage une politique du centre, sans excès, réaliste, loin des thèses extrémistes, tournée vers les autres, l’Europe et l’avenir. J’attends avec impatience que tout cela prenne forme et que les troupes se mettent en marche.

Congrès JPC 2016

Je m’apprête à quitter Salt Lake City dans l’Utah où je viens de passer quatre jours, sans voir grand chose de la ville et de ses environs d’ailleurs, confiné entre mon hôtel et le palais des congrès, qui, entre parenthèses, est gigantesque. On ne s’attend pas à un bâtiment aussi imposant dans une ville qui compte moins de 200000 habitants.

J’étais à SLC pour la 52ème édition de la Joint Propulsion Conference, qui est une référence aux Etats-Unis dans le domaine de la propulsion spatiale. C’est la troisième fois que je participe à ce congrès et je dois dire que cette édition était riche et intéressante en ce qui concerne la propulsion électrique. Ce fut aussi l’occasion de revoir de nombreux collègues et amis, d’échanger sur divers sujets et de préparer des travaux futurs.

Il y a eu beaucoup d’exposés, en particulier du JPL, sur le propulseurs HERMeS et la mission ARRM, de nombreux résultats sur les cathodes, plusieurs travaux très intéressants sur la micropropulsion (je reste impressioné par le développement des FEEP par Fotec en Autriche). La simulation numérique progresse également, avec une approche nouvelle pour traiter le transport électronique anormal qui inclue l’amortissement Landau par les ions.

Quant à moi, je présentais les récents travaux de l’équipe sur l’écrantage magnétique, où Magnetic Shielding en anglais. Les études ont été menées avec le propulseur ISCT200-MS, la version MS de notre propulseur à aimants de 200 W. L’exposé a eu un très fort impact dans la communauté et j’ai reçu de nombreuses, et sincères, félicitations. Il y a d’après moi trois raisons qui expliquent l’intérêt porté à nos travaux et l’enthousiasme de mes collègues :

  • le ISCT200-MS est le plus petit propulseur en MS au monde avec un écrantage de très bonne qualité,
  • nous avons utilisé une anode, qui sert aussi d’injecteur de gaz, fabriquée par impression 3D ; c’est la première fois que l’I3D est utilisée sur un propulseur européen, et la deuxième fois au monde,
  • nous avons prouvé par spectroscopie de LIF sur les ions métastables qu’il n’y avait pas d’ions avec une énergie supérieure au seuil de pulvérisation du BN-SiO2 au niveau de parois. C’est la raison principale à notre succès car il s’agit de la première preuve directe de l’efficacité de la configuration MS à réduire, voire supprimer, l’érosion des parois du canal de décharge, ce qui rallonge considérablement la durée de vie du système propulsif.

Où va la Turquie

Je m’inquiète, comme beaucoup d’entre nous, de la tournure que prennent les événements en Turquie à la suite du coup d’état raté. On assiste à une véritable purge, à une chasse aux sorcières dans tous les secteurs et toutes les classes de la société turque avec des dizaines de milliers d’arrestations, l’état d’urgence et le spectre de la peine de mort. Le président Erdoğan est tout simplement en train de se débarrasser de tous les opposants à sa manière de gouverner et à sa vision, conduisant chaque jours un peu plus son pays vers un régime dictatorial. On s’éloigne à grande vitesse d’un idéal de démocratie et des idées d’Atatürk.

Etrange coup d’état. Si mal préparé et stoppé en quelques heures. Je ne suis pas un partisan de la théorie du complot mais j’avoue que dans ce cas précis j’ai du mal à y croire. Avouons que ce « soulèvement sans issue » est le prétexte qu’Erdoğan attendait pour faire le ménage à tous les niveaux et éliminer ceux qui pourraient limiter ses ambitions. Je ne dit pas qu’Erdoğan est à l’origine d’une mascarade mais je peux concevoir qu’il ait laissé faire, voire favorise.
Ce fiasco a le mérite de montrer le vrai visage de celui en qui l’Europe et le reste du monde croyait : un despote qui pourrait bien faire de la Turquie une république islamique dans les années qui viennent.

Quel gâchis. La Turquie est un grand et beau pays dont le peuple ne mérite pas l’avenir qu’Erdogan lui réserve. Je voulais y amener ma femme et mon fils passer quelques jours. Je crois qu’il va nous falloir attendre, peut être pour des décennies.

L’horreur, une fois de plus

Nous avons amené Paco voir son premier feu d’artifice jeudi soir. A la Chapelle Saint-Mesmin. Il était 23 heures. Paco a adoré. La fanfare, les bruits d’explosion, les lumières dans le ciel, les couleurs. Ses rires, la joie sur son visage. Il s’est endormi bienheureux dans la voiture au bout de cinq cents mètres. Sa nuit a du être belle, remplie de beaux tableaux et de musiques douces. Tout le monde n’a pas passé une aussi agréable soirée. Hélas.
L’horreur était au rendez-vous en ce jour de fête nationale. Les terroristes ont frappé une fois de plus. Sur la promenade des anglais cette fois-ci. Le bilan est terrible avec plus de quatre-vingts morts. Les fondamentalistes islamistes sont responsables, directement ou indirectement via leur propagande.
Que dire de plus. J’ai déjà tellement écrit sur le sujet. Charlie Hebdo, l’hyper cacher, l’usine Air Products en Isère, l’attaque dans le Thalys, le Bataclan, le couple de policiers tués à Magnanville… et Nice maintenant. Nous sommes en guerre, cette fois-ci plus personne ne soutiendra le contraire. Comment sortir vainqueur ? Comment l’emporter face à un ennemi déterminé et prêt à se sacrifier ? Comment se prémunir d’une menace double, venant de l’intérieur comme de l’extérieur ? Je n’ai pas les solutions. Personne ne les a d’ailleurs ; il ne faut pas croire les discours simplistes. Une seule chose me paraît certaine : il va falloir s’habituer et vivre avec une insécurté permanente car la lutte sera longue (et l’issue incertaine).

J’ai écouté/lu ces derniers jours les critiques émanant de l’opposition, droite et extrême droite en particulier. Estrosi, Guaino, Sarkozy, Juppé, Lepen, Philippot… Que d’excès, de sottises, d’absurdité et de mensonges. Il y a des choses à faire, oui, comme renforcer le renseignement, éduquer les citoyens les plus vulnérables, combattre l’Etat Islamique, Al Quaïda et consorts en dehors de nos frontières, coopérer à l’échelle européenne, consolider notre arsenal juridique. Mais critiquer systématiquement en insinuant que tout n’a pas été fait, vouloir armer nos forces de l’ordre de lance-roquettes, prôner la fermeture des frontières quand les terroristes sont français et suggérer d’enfermer, pour prévenir, ceux qui sont fichés S, ne mène à rien de constructif et d’utile, bien au contraire. Certes, il y a l’élection présidentielle au printemps prochain, et chacun doit se démarquer, mais les commentaires récents montrent surtout la médiocrité de bon nombre de prétendants à la fonction suprême.