Singapour

Je viens de passer une semaine à Singapour où j’assistais à la deuxième édition de la conférence MicroPropulsion & CubeSats (MPCS 2018). Nos collègues de l’Université (Nanyang Technological University, NTU) avaient réuni environ 70 chercheurs, spécialistes en propulsion et technologies spatiales pour la plupart. Je dois avouer qu’il s’agit de l’un des meilleurs congrès auquel j’ai participé ces dernières années. Il y a plusieurs raisons à cela.

Tout d’abord, la taille, en termes de participants, étant très réduite, on peut aisément échanger et approfondir certains sujets. Deuxièmement, le thème de la conférence est riche et parfaitement en phase avec la situation actuelle. Le domaine des petits satellites est en expansion rapide et les idées et projets foisonnent. Le congrès MPCS offre la possibilité de se tenir informé précisément des avancées et découvertes dans le domaine des systèmes de propulsion miniatures. Troisièmement, la tenue du congrès à Singapour a permis aux chercheurs européens de rencontrer (souvent pour la première fois) leurs homologues chinois. On a pu constater l’étendue et la qualité des travaux menés dans ce grand pays qui pourrait dans un avenir proche gérer la planète. Finalement, le lieu a sans doute influencé de manière positive mon sentiment. Singapour est un micro-état de 720 km2, situé à un carrefour stratégique, qui en 40 ans a réussit à se hisser en haut des classements alors que ce bout de terre ne possèdait au départ aucune ressource, si ce n’est des citoyens déterminés, confiants et enthousiastes.

Mon séjour à Singapour m’a permis de visiter le laboratoire de propulsion électrique du Professeur Shuyan Xu, directeur du Plasma Sources and Applications Centre (PSAC). J’ai été impressionné par la rapidité avec laquelle la jeune équipe du Prof. Xu a pris en main le sujet de la PE et construit une infrastructure de haut niveau en seulement deux ans. Les études qui y sont actuellement menées suivent des approches innovantes. Elles devraient aboutir rapidement à des résultats remarquables qui pourraient bouleverser le domaine de la micro-propulsion spatiale.
J’ai eu la possibilité de parcourir le centre de recherche sur les technologies des satellites, également situé sur le campus de l’Université. J’ai ainsi vu pour la première fois des vrais Cubesats et micro-satellites. Il est évident que la proximité de ce centre offre au groupe du Prof. Xu des avantages et opportunités.

Notez que le troisième congrès MPCS sera organisé au mois de juillet prochain aux Etats-Unis par mon amis le Prof. Michael Keidar de l’Université George Washington. La 4ème édition pourrait avoir lieu en Chine en 2019 et si tout va bien, je devrais organiser la 5ème édition en France en 2020.

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