Exploration spatiale

Photographie de l’objet céleste Ultima Thule prise par la sonde New Horizon.

La fin de l’année 2018 et le début de 2019 ont été riche en événements dans le domaine spatial. On assiste clairement depuis plusieurs années à un regain d’intérêt de la part des états (USA, Chine, Inde, Europe, Japon en particulier) mais aussi des entreprises privées pour l’exploration spatiale. Il faut s’en féliciter et y voir peut-être le retour à un nouvel âge d’or qui je le souhaite conduira à la construction de bases lunaires, prémices à la colonisation de notre satellite naturel, à l’arrivée de l’homme sur la planète Mars, à une exploration approfondie du système solaire avant son exploitation et, pourquoi pas, à l’envoi de sondes vers d’autres étoiles et vers des exoplanètes.

Mais revenons aux semaines passées. Trois grands événements sont à retenir.

Ultima Thule
L’image ci-dessus est une photographie d’Ultima Thule prise le 1er janvier lors de son survol par la sonde américaine New Horizon lancée en 2006 et dont l’objectif premier était le survol de Pluton (qui a eu lieu en 2015). Ultima Thule, qui appartient à la ceinture de Kuiper, est l’objet le plus éloigné de la Terre jamais exploré par l’homme. On a tous été surpris par sa forme surprenante et inattendue qui consiste en deux sphères connectées.
Cela fait penser à l’étonnement lorsque les premières images à haute résolution de l’astéroïde Ryugu envoyée par la sonde japonaise Hayabusa 2 nous sont parvenues.

Photographie de l’astéroïde Ryugu prise par la sonde Hayabusa 2.

Mission Insight Mars
L’atterrisseur InSight de la mission Insight Mars s’est posé sur le sol martien le 26 novembre. Il doit étudier les ondes sismiques et étudier le sol en profondeur. Pour mener à bien son programme de recherche, l’atterrisseur, ou station au sol, emporte deux instruments scientifiques : le sismomètre SEIS, développé en France, et HP3, un instrument qui permet de mesurer les flux de chaleur en provenance du cœur de la planète.

Face cachée de la Lune
Le 3 janvier au matin, le rover Yutu 2 de la mission chinoise Chang’e 4 s’est posé dans le cratère lunaire Von Kármán. Il s’agit d’une performance historique car Yutu 2 est le premier rover à fouler le sol de la face cachée de la Lune, celle que l’on ne voit jamais depuis la Terre. Pour communiquer avec la sonde les scientifiques chinois utilise comme relai le satellite Queqiao qui est positionné au point de Lagrange L2.

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