Archives de catégorie : Art

Lectures

Voilà les livres que j’ai lu cet été pendant mes vacances en famille.
M, le bord de l’abîme, de Bernard Minier (genre : policier, science)
Eloge de l’énergie vagabonde, de Sylvain Tesson (genre : récit de voyage)
Surface, d’Olivier Norek (genre : policier)
Luca, de Franck Thilliez (genre : policier)
Marcher – Eloge des chemins et de la lenteur, de David Le Breton (genre : essai)

Le livre de B. Minier et celui de F. Thilliez ont pour trame de fond les nouvelles technologies et la numérisation de nos sociétés. Les héros de M gravitent dans le monde de l’Intelligence Artificielle. Quant à l’équipe du commandant Skarko elle découvre l’augmentation des corps. Dans les deux cas le lecteur, lui, passe du bon temps.

Un ouvrage ce détache de cette liste. Je recommande tout particulièrement la lecture du livre de D. Le Breton. On découvre ou redécouvre les raisons pour lesquelles on marche, ils marchent. Il ne manque rien. Je me suis souvent retrouvé dans les paragraphes et les citations. A lire absolument si on aime se balader, se promener, faire des randonnées, voyager, parcourir le monde, les villes ou son jardin.

Au-delà de l’horizon

Je viens de lire en deux nuits « Au-delà de l’horizon et autres nouvelles » , un recueil de nouvelles écrit par Franck Thilliez, un auteur français né en 1973, à la production très abondante depuis le début des années 2000. J’ai déjà parlé de cet auteur sur ce blog car j’apprécie ses ouvrages, notamment la série qui met en scène Sharko et Henebelle, qui m’offrent à chaque fois un moment d’évasion, de déconnexion.

Au-delà de l’horizon et autres nouvelles, paru le 2 janvier aux éditions Pocket, contient en tout douze nouvelles, de longueur et d’intensité variables mais qui sont toutes relativement sombres. J’ai particulièrement apprécié la nouvelle intitulée Origines qui aborde sous un angle original la flèche du temps et son hypothétique renversement. Les nouvelles Au-delà de l’horizon et Le Grand Voyage résonnent étrangement en ces temps où l’épidémie de Covid-19 fait, à juste titre, la une de l’actualité.

SEGA

J’ai sorti ce matin du placard où elle dormait depuis presque 30 ans ma console SEGA Mega Drive 16 bits avec ses deux manettes. Je voulais montrer à mon fils à quoi ressemblait un jeu vidéo dans les années 1990, à l’époque où une connexion Internet n’était pas nécessaire et où son partenaire se trouvait assis à moins d’un mètre.

J’ai replongé – partagé entre joie et nostalgie – dans Sonic, les images et les réflexes me revenant au fur et à mesure que j’avançais dans le premier niveau. On s’est bien amusé en attendant de passer prochainement à la PlayStation 2 (qui attend dans son carton d’origine) puis à la Nintendo Switch pour être dans l’air du temps.

Post-scriptum : l’étiquette donnant le prix est encore collée sur la boîte : 900 francs tout de même, soit 16 % du SMIC de l’époque.

L’odyssée interstellaire

La série « L’odyssée Interstellaire » va prochainement être diffusée sur la chaîne ARTE : le samedi 10 août à 20h30 pour les 2 premiers épisodes et le samedi 17 août à la même heure pour les 2 derniers épisodes.

Cette série décrit la recherche d’une vie extraterrestre sur une exoplanète. Mon équipe a eu la chance de participer à cette belle aventure. J’en ai parlé sur ce blog dans un billet daté du 12 janvier 2019 : Living Universe. Notre intervention concerne l’emploi de la propulsion électrique pour un voyage interstellaire. Nous apparaissons dans l’épisode 2.

Pour ceux qui ne pourrons hélas pas voir la série elle est disponible sur le site Arte tv jusqu’au 8 octobre : Série.

Bien venu à bord du vaisseau Minerva et bon voyage.

The Expanse

Je viens de terminer la lecture des trois premiers tomes de la série The Expanse, soit un peu plus de 2000 pages, écrits par James S. A. Corey (un pseudonyme qui regroupe les auteurs D. Abraham et T. Franck) :

Tome 1 : L’éveil du Léviathan,

Tome 2 : La guerre de Caliban,

Tome 3 : La porte d’Abaddon.

J’ai suivi avec grand plaisir les péripéties du capitaine Jim Holden et de son extravagante bande composée de Naomi, Alex et Amos sans oublier l’inspecteur Miller, un autre personnage clé de la saga. Leurs aventures se déroule dans un futur où le système solaire est entièrement colonisé. Ce dernier est divisé politiquement entre les planètes intérieures dominées par la Terre, gouvernée par les Nations Unies, et la prospère Mars et  les planètes extérieures de la ceinture d’astéroïdes régies par le mouvement de l’Alliance des Planètes Extérieures.

J’ai été emporté comme beaucoup de lecteurs par l’histoire de la famille Mao et les intrigues autour de la protomolécule. Mais ce que j’ai apprécié en particulier c’est le réalisme et la crédibilité de l’histoire sur le plan technologique bien sûr mais aussi sur le plan politique, sociologique et anthropologique. Tout comme les auteurs je reste persuadé que l’humain ne changera guère dans les décennies et les siècle à venir. En d’autres mots, l’Homme restera avide de pouvoir, de conquête et d’argent.

The expanse est en partie fondée sur le propulseur Epstein, du nom se son inventeur, Solomon Epstein, qui a permis à l’humanité de voyager à travers le système solaire sur des temps courts. Cette technologie de propulsion  qui est basée sur la fusion nucléaire est décrite dans le roman Drive publié en 2012.

Si vous souhaitez en savoir d’avantage sur The Expanse, les livres, la série tv et le propulseur Epstein je vous invite à visiter le site The Expanse Wiki.

Propulseur de Hall en LEGO

Propulseur de Hall ISCT-Lego (@ EP team, CNRS – ICARE)

Je voulais le faire depuis très longtemps ; des années en fait. Mais je n’ai jamais su trouver les heures nécessaires à sa réalisation, jusqu’à cet été. Je tiens donc à remercier ici Alexis (étudiant à l’IPSA) pour son aide plus que précieuse dans la concrétisation de cette envie. De quoi s’agit-il ? D’un propulseur de Hall en LEGO comme le montre l’image ci-dessus. Il est composé de 223 briques LEGO réparties suivant 47 types différents. Sa conception aura nécessité environ 20 heures de travail. Son assemblage prend un peu moins d’une heure.

Cette maquette, ou ce modèle, à votre convenance, représente un propulseur de catégorie 300 W équipé de bobines magnétiques plutôt que d’aimants. On distingue aussi clairement la cathode externe (un peu surdimensionnée ici).

Prix de revient du modèle ISCT-Lego : 50 euros.

Washington D. C.

The United States Capitol

Je viens de séjourner une semaine à Washington, pour le congrès MPCS 3 mais aussi pour des réunions de travail. Puis j’ai pris deux jours pour visiter cette ville. J’étais déjà venu sur les rives du fleuve Potomac en 2013 pour le congrès IEPC, mais, faute de temps et à cause du ShutDown, je n’avais pu voir que les lieux les plus symboliques de la capitale des Etats-Unis d’Amérique.
Cette fois j’ai parcouru 62 kilomètres, sous une forte chaleur et avec un taux d’humidité supérieur à quatre-vingt pourcents.
J’ai commencé par le Air and Space Museum avec mon ami Francesco. On y trouve un résumé parfaitement illustré de l’histoire de l’aviation et de l’aérospatial avec quelques superbes pièces dont la capsule d’Apollo 17 et une maquette à l’échelle 1 du télescope spatiale Hubble dont j’avais jusqu’ici largement sous-estimé les dimensions.

Target, Jasper Johns, 1958

J’ai ensuite visité la National Gallery of Arts. Je me suis en particulier régalé dans l’aile Est où se trouve les collections d’art moderne avec des œuvres de Johns, Picasso, Lichtenstein, Warhol, Kandinsky, Pollock, Magritte, Klein… Puis je me suis rendu au mémorial de T. Jefferson, A. Lincoln, M. Luther-King Jr., F Roosevelt, Einstein… ainsi qu’au Washington Monument, l’obélisque géante réalisée en l’honneur de G. W. et qui est alignée avec le Capitole et le A. L. memorial. Et je n’ai pas oublié de faire un détour par le Capitol et la White House, sans apercevoir D. Trump.

Livres lus

Parmis les livres que j’ai lus cette année, voici ceux qui m’ont le plus marqué. J’ai déjà parlé de Metro 2033 et VS3 sur ce blog. Je vous recommande grandement la trilogie Silo, Les chemins noirs et The industries of the future. Et si vous voulez vous détendre tout en apprenant, Amazing stories of the space age.

Silo – Hugh Howey
Silo Origines – Hugh Howey
Silo Générations – Hugh Howey
Metro 2033 – Dmitri Glukhovski
Origine – Dan Brown
God’s ground – J. Brophy
The industries of the future – Alec Ross
Le minimum théorique – Leonard Susskind et George Hrabovsky
Amazing stories of the space age – Rod Pyle
Les chemins noirs – Sylvain Tesson
Berezina – Sylvain Tesson
Vernon Subutex 3 – Virginie Despentes
Entre deux mers – Axel Kahn
Pensées en Chemin – Axel Kahn

Silo

C’est le titre d’un roman de science fiction écrit par Hugh Howey et paru en 2012 aux Etats-Unis.
Ce qui reste de l’humanité vit dans un immense silo enterré de 144 étages. Au fil des pages on suit la vie de cette micro-société qui survie depuis des décennies sous terre. Le livre est oppressant, angoissant, étouffant. Beaucoup rêvent de sortir. Nous aussi. Comment les hommes ont-ils pu en arriver là ? Les habitants du silo sont-ils les derniers survivants ? Qu’y a-t-il au-delà des collines ?
J’ai apprécié cette histoire post-apocalyptique que j’ai trouvé très réaliste et de plus en plus captivante au fur et à mesure que les pages se tournent. L’auteur nous amène pas à pas vers des lieux et un scénario que l’on ne soupçonne pas au début.

Je ai terminé Silo dans l’avion lors de mon retour d’Atlanta.
Coïncidences, l’action du livre se déroule dans les environs de cette ville américaine de Géorgie.

Je viens de commencer Silo – Origines et j’ai acheté Silo – Générations, histoire de connaître l’avant et l’après.

Metro 2033

C’est le titre d’un roman de science fiction de l’écrivain russe Dmitri Glukhovski paru en 2005. Il ne sera publié en France qu’en 2011.

On suit les péripéties, l’émancipation et la transformation du jeune Artyom dans les restes du métro moscovite où survivent les rares rescapés de l’apocalypse nucléaire qui a ravagé la Terre vingt ans plus tôt.
Je n’en dirai pas plus. La trame peut paraître banale, fade, vue mille fois. Mais il n’en est rien. J’ai lu ce roman de 850 pages en quelques jours à la fin du mois d’août avec à chaque fois du mal à le refermer. Plein d’espoir, je voulais savoir où cette quête conduirait. J’avais élaboré plusieurs scénarii, mais sans jamais supposer ce que le noir renfermait à l’intérieur.
Un très grand ouvrage d’après moi, qui décrit les restes de l’humanité tels que je les imagine si jamais le pire se produisait. La métro de Moscou, que j’ai parcouru plusieurs fois dans les années deux-mille, constitue le cadre idéal pour cette histoire si réaliste et donc totalement terrifiante.
A lire absolument, que vous soyez amateur de SF ou non.

Pour poursuivre la réflexion sur la destinée plausible de notre civilisation, je vous conseille également la lecture de ces deux grands ouvrages : 2084 de Boualem Sansal et Station Eleven d’Emily St. John Mandel.