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The Expanse

Je viens de terminer la lecture des trois premiers tomes de la série The Expanse, soit un peu pls de 2000 pages, écrits par James S. A. Corey (un pseudonyme qui regroupe les auteurs D. Abraham et T. Franck) :

Tome 1 : L’éveil du Léviathan,

Tome 2 : La guerre de Caliban,

Tome 3 : La porte d’Abaddon.

J’ai suivi avec grand plaisir les péripéties du capitaine Jim Holden et de son extravagante bande composée de Naomi, Alex et Amos sans oublier l’inspecteur Miller, un autre personnage clé de la saga. Leurs avanetures se déroule dans un futur où le ystème solaire est entièrement colonisé. Ce dernier est divisé politiquement entre les planètes intérieures dominées par la Terre, gouvernée par les Nations Unies, et la prospère Mars et  les planètes extérieures de la ceinture d’astéroïdes régies par le mouvement de l’Alliance des Planètes Extérieures.

J’ai été emporté comme beaucoup de lecteurs par l’histoire de la famille Mao et les intrigues autour de la protomolécule. Mais ce que j’ai apprécié en particulier c’est le réalisme et la crédibilité de l’histoire sur le plan technologique bien sûr mais aussi sur le plan politique, sociologique et anthropologique. Tout comme les auteurs je reste persuadé que l’humain ne changera guère dans les décennies et les siècle à venir. En d’autres mots, l’Homme restera avide de pouvoir, de conquête et d’argent.

The expanse est en partie fondée sur le propulseur Epstein, du nom se son inventeur, Solomon Epstein, qui a permis à l’humanité de voyager à travers le système solaire sur des temps courts. Cette technologie de propulsion  qui est basée sur la fusion nucléaire est décrite dans le roman Drive publié en 2012.

Si vous souhautez en savoir d’avantage sur The Expanse, les livres, la série tv et le propulseur Epstein je vous invite à visiter le site The Expanse Wiki.

Propulseur de Hall en LEGO

Propulseur de Hall ISCT-Lego (@ EP team, CNRS – ICARE)

Je voulais le faire depuis très longtemps ; des années en fait. Mais je n’ai jamais su trouver les heures nécessaires à sa réalisation, jusqu’à cet été. Je tiens donc à remercier ici Alexis (étudiant à l’IPSA) pour son aide plus que précieuse dans la concrétisation de cette envie. De quoi s’agit-il ? D’un propulseur de Hall en LEGO comme le montre l’image ci-dessus. Il est composé de 223 briques LEGO réparties suivant 47 types différents. Sa conception aura nécessité environ 20 heures de travail. Son assemblage prend un peu moins d’une heure.

Cette maquette, ou ce modèle, à votre convenance, représente un propulseur de catégorie 300 W équipé de bobines magnétiques plutôt que d’aimants. On distingue aussi clairement la cathode externe (un peu surdimensionnée ici).

Prix de revient du modèle ISCT-Lego : 50 euros.

Washington D. C.

The United States Capitol

Je viens de séjourner une semaine à Washington, pour le congrès MPCS 3 mais aussi pour des réunions de travail. Puis j’ai pris deux jours pour visiter cette ville. J’étais déjà venu sur les rives du fleuve Potomac en 2013 pour le congrès IEPC, mais, faute de temps et à cause du ShutDown, je n’avais pu voir que les lieux les plus symboliques de la capitale des Etats-Unis d’Amérique.
Cette fois j’ai parcouru 62 kilomètres, sous une forte chaleur et avec un taux d’humidité supérieur à quatre-vingt pourcents.
J’ai commencé par le Air and Space Museum avec mon ami Francesco. On y trouve un résumé parfaitement illustré de l’histoire de l’aviation et de l’aérospatial avec quelques superbes pièces dont la capsule d’Apollo 17 et une maquette à l’échelle 1 du télescope spatiale Hubble dont j’avais jusqu’ici largement sous-estimé les dimensions.

Target, Jasper Johns, 1958

J’ai ensuite visité la National Gallery of Arts. Je me suis en particulier régalé dans l’aile Est où se trouve les collections d’art moderne avec des œuvres de Johns, Picasso, Lichtenstein, Warhol, Kandinsky, Pollock, Magritte, Klein… Puis je me suis rendu au mémorial de T. Jefferson, A. Lincoln, M. Luther-King Jr., F Roosevelt, Einstein… ainsi qu’au Washington Monument, l’obélisque géante réalisée en l’honneur de G. W. et qui est alignée avec le Capitole et le A. L. memorial. Et je n’ai pas oublié de faire un détour par le Capitol et la White House, sans apercevoir D. Trump.

Livres lus

Parmis les livres que j’ai lus cette année, voici ceux qui m’ont le plus marqué. J’ai déjà parlé de Metro 2033 et VS3 sur ce blog. Je vous recommande grandement la trilogie Silo, Les chemins noirs et The industries of the future. Et si vous voulez vous détendre tout en apprenant, Amazing stories of the space age.

Silo – Hugh Howey
Silo Origines – Hugh Howey
Silo Générations – Hugh Howey
Metro 2033 – Dmitri Glukhovski
Origine – Dan Brown
God’s ground – J. Brophy
The industries of the future – Alec Ross
Le minimum théorique – Leonard Susskind et George Hrabovsky
Amazing stories of the space age – Rod Pyle
Les chemins noirs – Sylvain Tesson
Berezina – Sylvain Tesson
Vernon Subutex 3 – Virginie Despentes
Entre deux mers – Axel Kahn
Pensées en Chemin – Axel Kahn

Silo

C’est le titre d’un roman de science fiction écrit par Hugh Howey et paru en 2012 aux Etats-Unis.
Ce qui reste de l’humanité vit dans un immense silo enterré de 144 étages. Au fil des pages on suit la vie de cette micro-société qui survie depuis des décennies sous terre. Le livre est oppressant, angoissant, étouffant. Beaucoup rêvent de sortir. Nous aussi. Comment les hommes ont-ils pu en arriver là ? Les habitants du silo sont-ils les derniers survivants ? Qu’y a-t-il au-delà des collines ?
J’ai apprécié cette histoire post-apocalyptique que j’ai trouvé très réaliste et de plus en plus captivante au fur et à mesure que les pages se tournent. L’auteur nous amène pas à pas vers des lieux et un scénario que l’on ne soupçonne pas au début.

Je ai terminé Silo dans l’avion lors de mon retour d’Atlanta.
Coïncidences, l’action du livre se déroule dans les environs de cette ville américaine de Géorgie.

Je viens de commencer Silo – Origines et j’ai acheté Silo – Générations, histoire de connaître l’avant et l’après.

Metro 2033

C’est le titre d’un roman de science fiction de l’écrivain russe Dmitri Glukhovski paru en 2005. Il ne sera publié en France qu’en 2011.

On suit les péripéties, l’émancipation et la transformation du jeune Artyom dans les restes du métro moscovite où survivent les rares rescapés de l’apocalypse nucléaire qui a ravagé la Terre vingt ans plus tôt.
Je n’en dirai pas plus. La trame peut paraître banale, fade, vue mille fois. Mais il n’en est rien. J’ai lu ce roman de 850 pages en quelques jours à la fin du mois d’août avec à chaque fois du mal à le refermer. Plein d’espoir, je voulais savoir où cette quête conduirait. J’avais élaboré plusieurs scénarii, mais sans jamais supposer ce que le noir renfermait à l’intérieur.
Un très grand ouvrage d’après moi, qui décrit les restes de l’humanité tels que je les imagine si jamais le pire se produisait. La métro de Moscou, que j’ai parcouru plusieurs fois dans les années deux-mille, constitue le cadre idéal pour cette histoire si réaliste et donc totalement terrifiante.
A lire absolument, que vous soyez amateur de SF ou non.

Pour poursuivre la réflexion sur la destinée plausible de notre civilisation, je vous conseille également la lecture de ces deux grands ouvrages : 2084 de Boualem Sansal et Station Eleven d’Emily St. John Mandel.

Vernon Subutex 3

Vernon Subutex.

Voici l’histoire d’un homme presque ordinaire, à la vie parfois terne et souvent ennuyeuse, ersatz d’un vaut-rien à qui on a envie de botter les fesses, un Monsieur tout-le-monde que l’on aimerait secouer mais qui malgré lui et avec l’aide d’une étrange et improbable bande d’amis va progresser du stade de lambda à celui de star avant de finir martyr puis idole.

Vernon Subutex. J’avais écrit un billet sur les tomes un et deux en septembre 2016. La trilogie est un chef-d’oeuvre. Brillante. Virginie Despentes au sommet de son oeuvre.
Car voici une histoire déglinguée, dans laquelle on peut avoir du mal à pénétrer, qui peu paraître absurde mais qui finira par nous toucher et nous absorber, car finalement, V. S. c’est un peu nous.
Voilà une oeuvre très contemporaine, puissante, qui nous amène à réfléchir sur notre condition d’humain, sur le sens de nos petites vies éphémères, sur la valeur et la portée de nos actes, de nos choix.
Vernon Subutex c’est l’absurdité du monde et de son emballement, c’est la critique, à juste raison, de cette course folle qui nous emporte vers le gouffre, c’est ce rêve d’évasion et d’isolement qui nous mine à en crever dans une société toujours plus connectée et digitale où chaque action est surveillé.

Vernon Subutex 1, 2 et 3.
A lire absolument. Cet été ou dans les mois à venir. Mais avant la chute.

Mais qui est vraiment Vernon Subutex ?

Voilà l’étrange question qui m’a préoccupé cet été. Et qui trotte toujours dans ma petite tête.
Vernon Subutex est le personnage principal du dernier roman (en 2 tomes) de Virginie Despentes. Je me suis régalé. Une vraie parenthèse, protégé des tumultes du quotidien. J’ai avalé les tomes 1 & 2 en moins de deux semaines. Et depuis, je me questionne…

J’ai lu tous les romans de l’écrivaine, auteure entre autres de Baise-moi, Les jolies choses, Teen spirit et Bye Bye Blondie. Les critiques littéraires sont tous unanimes sur son dernier ouvrage et je les rejoins. C’est le meilleur (ou alors je vieillis et eux aussi). Les histoires de VD décrivent les facettes du monde d’aujourd’hui, avec ses hauts et ses bas, ses héros et ses laissés pour compte. Elles montrent la condition humaine à l’heure d’Internet et de l’argent roi. Vernon Subutex n’y échappe pas mais le roman va plus loin, plus en profondeur dans le décorticage du fonctionnement de nos sociétés modernes et démocratiques. Il s’agit d’une étude sociologique, meilleure que bien des travaux publiés de part la richesse des exemples, des situations et des liens. VD rattrape ici Bourdieu. Mais voilà, alors que l’on apprend bien des choses sur les micro-rouages de la mécanique qui fait et défait les hommes et les tribus modernes, on reste curieusement sans réponses définitives sur le phénomène Vernon. Est-il un bienheureux simplement chanceux, un philosophe incompris, un idiot qui ne le sait pas, un prophète, un dieu indécis, vous ou moi ? Existe-t-il seulement ? N’est-il pas qu’une illusion rassurante dans un monde qui dérive lentement vers sa fin ?

Le Prince s’en est allé

J’ai appris la nouvelle hier en début de soirée à la radio, comme tant d’autres.
Prince, le kid de Minneapolis, a tiré sa révérence.
La nouvelle m’a ému. D’abord parce que la mort d’un individu est triste, quelles que soient les circonstances. Ensuite parce que les chansons de Prince ont bercé mon adolescence et mes premiers pas dans la vrai vie. Qui ne connait pas Purple rain, Batdance, Cream, Kiss… ?
C’est un artiste de génie qui nous quitte, une personnalité à part qui aura marqué la musique de son époque et dont l’héritage culturel est immense.
Repose en paix petit Prince.

2084. La fin du monde.

Il s’agit du titre du dernier livre de l’auteur algérien Boualem Sansal.
J’ai terminé la lecture de l’ouvrage il y a quelques semaines. Lisez-le à votre tour.
Sans doute le meilleur livre de l’année 2015. Sansal aurait largement mérité le prix Goncourt même s’il a obtenu d’autres prix prestigieux tel que le prix de l’Académie française.

2084. Vibrant hommage à 1984 de George Orwell naturellement.
Sansal traite de la dictature. Après une ultime guerre que l’on imagine nucléaire, il ne resterait plus que l’Abistan, vaste empire aux frontières inconnues qui doit son nom au prophète Abi, «délégué» sur Terre du dieu Yölah. J’ai trouvé le livre terrifiant, plus encore que 1984 ou Le meilleur des mondes d’Huxley. Car il n’y a pas d’échappatoire. On est soumis ou mort, sauf à être un membre de l’élite. Sansal démontre dans cet ouvrage admirable les mécanismes qui conduisent à la soumission des peuples : l’appauvrissement du langage et la modification de l’histoire, voire son effacement. Que pensez alors aujourd’hui de la dégradation du français, de l’anglais et de bien d’autres langues et de l’abrutissement en temps réel via les programmes télévisuels et Internet. La machine est-elle en marche ?
Il y a bien sûr un autre facteur clé dans le livre de Sansal : la religion, grande farce à mes yeux et prétexte à tous les abus. L’écrivain algérien s’inquiète, à juste titre, de la montée de l’islamisme et de la terreur qui lui est associé. Nul doute que les fous d’Allah ont inspiré l’auteur. Michel Houellebecq, auteur entre autres de Soumission dont j’ai parlé sur ce blog, s’est dit admiratif de l’oeuvre de Sansal et estime que le futur décrit dans 2084 est plausible. Je le crois aussi, sous la forme d’un extrémisme religieux décrite par Sansal, ou une autre, basée par exemple sur la technologie.