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Confinement n°3

J’écrivais il y a quinze jours un court article sur la pandémie de Covid-19 et l’année écoulée. Je ne me doutais pas qu’un troisième confinement approchait. Je n’y croyais pas en fait. Je pensais que la stratégie de notre gouvernement allait fonctionner. Mais hélas il n’en est rien. Les chiffres s’emballent. Les hôpitaux sont au bord de la saturation avec des personnels fatigués et las. Nous n’avons pas le choix. Alors les écoles seront fermées, de nombreux commerces aussi, la part de télétravail augmenté. Les semaines à venir vont être compliquées, chamboulées. Les travaux de recherche de mon équipe vont être impactés. Malgré des restrictions, on avait repris un rythme de croisière depuis septembre. L’impact du premier confinement était ainsi limité. Là, nous allons faire un bond d’un an en arrière. Je pense aussi à mes étudiants qui subissent les cours en ligne depuis une année, qui ne trouve pas de stage et qui vont entrer sur un marché du travail dégradé. Sale temps.

1 an

Une année déjà que nos vies sont rythmées par l’épidémie de SARS-CoV-2 ou COVID-19. Le temps passe. Mi-Mars 2020. Le premier confinement allait débuter. Expérience nouvelle. Deux mois au ralenti, couper physiquement du Monde. Plus de trois mois dans notre maison, n’ayant réintégré le laboratoire qu’à partir de la mi-juin. Un léger vent de liberté en été, la famille et quelques amis retrouvés, mais la pause aura finalement été de courte durée. Le deuxième confinement aura débuté alors que j’étais en vacances avec mon fils en Limousin. Puis ce dernier fût remplacé par le couvre feu qui est toujours d’actualité malgré l’arrivée des vaccins en début d’année. Certains ont cru naïvement, d’autres ont fait croire, que tout allait être réglé en quelques semaines ou quelques mois. Il n’en est rien car le défi est gigantesque, du jamais vu en fait. On peut espérer une situation moins tendue cet été puis la fermeture (provisoire ?) de la parenthèse en fin d’année. Le gouvernement fait tout ce qu’il peut avec les informations dont il dispose. Je ne les blame nullement ; ils « font le job », plutôt bien. Les autres pays ne font pas mieux. Reste le cas de la Chine. Mystère sur lequel il faudra un jour faire toute la lumière.

Et après ? Le monde aura changé, la société se sera transformée à n’en pas douter. Celle-ci sera plus numérique, plus surveillée encore avec moins de mouvements. L’épidémie n’aura finalement qu’accéléré la transformation et la transition. Tout c’est fait plus vite, peut-être trop vite. Cette nouvelle société sera-t-elle meilleure, plus juste, moins violente, capable de résoudre les grands défis qui pointent à l’horizon ? Rien n’est impossible. Mais je suis perplexe.

Vide

Je passe plusieurs jours par semaine à Paris depuis le début de l’année. Je m’y rends afin de donner des cours de propulsion spatiale à plasma à des étudiants en fin de Master. J’enseigne cette discipline depuis de nombreuses années dans divers établissements. A cause de la situation sanitaire actuelle, une grande partie de mes cours sont regroupés cette année au mois de janvier. D’où tous ces aller-retours.

Je constate que les parkings sont vides. Que les gares sont vides. Que les wagons sont déserts. Qu’il n’y a presque personne sur les quais du RER. La France fonctionne au ralenti. J’en ai la preuve chaque semaine. La situation s’est encore dégradée avec le couvre-feu généralisé de 6 à 18 heures. On voyage moins, on bouge moins, on travaille moins, on s’amuse moins, on se cultive moins. Je m’interroge alors. Pense-t-on moins ? Rêve-t-on moins ?

Un an bientôt que la crise sanitaire du CoViD a débuté en Europe. Qui aurait deviné et pronostiqué un tel ralentissement généralisé aux conséquences multiples ? Il y a désormais des vaccins. Tant mieux, on peut envisager un dégagement de l’horizon dans les mois à venir. La fin de la pandémie est peut-être pour cet été, ou, plus probablement, pour la fin de l’année 2021 (mais pas la fin des problèmes, loin de là). Il faut à ce stade espérer que les vaccins soient efficaces contre toutes les variantes de ce coronavirus et qu’ils procurent une longue période d’immunité car il semble impensable aujourd’hui de proposer une vaccination à très grande échelle chaque année. Il faut garder à l’esprit que vacciner 60 millions de personnes en six mois nécessite 10 millions de vaccination par mois soit 2,5 millions par semaine ou 357000 par jour. Les chiffres parlent d’eux même. Ramené à une année, on atteint tout de même 179000 vaccinations quotidiennes. On imagine l’organisation, les infrastructures et la logistique à mettre en œuvre. Et je ne parle pas du coût.

En rapport direct avec l’épisode actuel de crise, je vous recommande les lectures suivantes qui ont été écrites et publiées avant le début de tout ça :

Au-delà de l’horizon, recueil de nouvelles de Franck Thilliez, en particulier les deux nouvelles Au-delà de l’horizon et Le grand voyage.

Virus, Tome 1 Incubation ; bande dessinée de Sylvain Almeida et Rica.

PS 1 : mes fréquents déplacement me permettent de constater in vivo que finalement, et quoi qu’on dise, les citoyens français sont disciplinés et suivent les règles et les consignes malgré une certaine lassitude et de la souffrance.

PS 2 : aucun trains, au moins sur la ligne Orléans – Paris, n’a été supprimés malgré le couvre feu alors que les wagons sont vides donc les trains très loin d’être rentables. La situation serait elle la même si la SNCF était une entreprise privée ? On peut critiquer le service publique, qui certes ne fonctionne pas à la perfection, mais il faut se battre pour qu’il ne disparaisse pas. Qui veut une santé privée ? Une école et un enseignements supérieur privés ? Une recherche privée ? Une police privée ?

Voyage vers les étoiles

Pourrons-nous un jour atteindre les étoiles qui nous encerclent et qui constituent notre Galaxie ?
La Physique ne s’y oppose pas. Alors un jour peut-être. Mais pas demain, ni même après demain. Nous ne serons guère plus avancés à la fin de ce siècle. A la fin du suivant ? Je ne sais pas. Dans mille ans ? La probabilité est plus élevée mais rien n’est garanti.

Pourquoi une telle échelle de temps ? On peut être sceptique en effet à la lecture des lignes qui précèdent. Après tout, le développement technologique de l’humanité accélère, les progrès sont exponentiels, la Lune est accessible, on posera bientôt le pieds sur Mars et l’exploration des planètes géantes et de leurs satellites est au programme. Alors ?

On peut invoquer de nombreuses raisons à l’impossibilité de réaliser un voyage vers les étoiles même proches dans les décennies à venir, voire les siècles, telles que les immenses distances à parcourir, la durée, l’autonomie du vaisseau… En réalité, tout cela se résume à une quantité triviale : l’énergie. La quantité d’énergie à mettre en jeu pour un voyage interstellaire effectué sur une durée raisonnable est gigantesque. Elle dépasse de très loin ce que nous savons exploiter et maîtriser. Il faudra donc attendre que l’humanité s’étende, que ses ressources et son potentiel augmentent et qu’elle sache gérer et manipuler des montagnes d’énergie et de matière. Je rappelle ici que notre civilisation n’a pas encore atteint le type I, d’après l’échelle de Kardachev, et ne l’atteindra pas avant plusieurs siècles.

Sur ce sujet je vous conseille le documentaire de la BBC intitulé « Will our spacecraft ever reach the stars? ». Je l’ai écouté en podcast il y a quelques jours. On y parle de propulsion, dont la propulsion électrique, de cryogénisation, de manipulation de la gravité… C’est très bien fait, simple, accessible et vrai. Vous y trouverez la réponse de divers collègues et spécialistes à la question posée au début de ce billet. Pas de surprise. Leur réponse n’est pas différente de la mienne.

Visages

Je recommande la lecture de cet article du New York Times : IA et visages.

C’est « scary » comme disent les américains. Des mathématiques, des algorithmes et des ordinateurs. Il reste encore quelques petites imperfections mais d’ici quelques mois ou quelques années on ne trouvera plus d’erreurs ou de failles. On approchera ainsi de la perfection. Puis après les images bi-dimensionnelles on fignolera les représentations 3D qui sont déjà bien avancées, pour preuve les jeux vidéo.

J’ai peur que dans le monde numérique de demain, le vrai ne se distingue plus du faux. Que la vérité s’efface peu à peu. Ce que l’on vit aujourd’hui n’est que le début d’un processus de falsification à grande échelle. Les complots et mensonges de demain seront quasiment indémontables. Comment alors ne pas se perdre ?

Prix Nobel

Les Prix Nobel 2020 de Physique et de Chimie viennent d’être décernés.

Roger Penrose, Andrea M. Ghez et Reinhard Genzel ont été récompensés pour leur travaux théoriques et expérimentaux sur les trous noirs.
Je suis vraiment ravi que le Prix ait été attribué à Sir Roger Penrose. Je le considère comme l’un des plus grand physicien contemporains. Ces ouvrages et ses prises de parole m’ont marqués. J’ai encore en tête son brillant ouvrage (comme tous) intitulé  » The Emperor’s New Mind: Concerning Computers, Minds, and The Laws of Physics « . Il m’a inspiré et renforcé dans mon souhait de faire de la recherche en Physique mon métier. Plus récemment j’ai lu  » The Road to Reality: A Complete Guide to the Laws of the Universe  » ; un livre long et ardu mais complet. J’en recommande la lecture.
Ce Prix récompense indirectement – à titre posthume hélas – les idées novatrices et les travaux de Stephen Hawking, le grand ami de R. Penrose.

Hier, le Prix Nobel de Chimie a été décerné à Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier pour la mise au point récente d’un outil révolutionnaire pour la modification des gènes baptisé Crispr-Cas9. Félicitons nous d’abord que le deux récipiendaires soient des femmes, relativement jeunes en plus, ce qui en dit long sur l’importance de leur découverte. Il semble aujourd’hui évident que Crispr-Cas9 jouera un rôle majeur dans le futur de l’humanité, pour le meilleur ou pour le pire.
La chercheure française Emmanuelle Charpentier a certes fait ses études en France, dont un doctorat à l’Institut Pasteur. Mais après avoir beaucoup voyagé, elle est installée en Allemagne aujourd’hui où elle dirige l’Institut Max Planck de biologie des infections à Berlin. Quel dommage pour la France. Quelle perte.
Son histoire traduit l’état miséreux dans lequel se trouve la recherche française. Il n’y aura bientôt plus de Prix Nobel français, fait sur lequel s’accordent de grands noms tels que Claude Cohen-Tannoudji, Albert Fert, Jean-Pierre Sauvage, Pierre-Gilles de Gennes, Georges Charpak. On vit sur le peu d’acquis qui nous restent en regardant les autres nous passer devant. Manque de moyens, temps perdu à grapiller des miettes, Universités en décrépitude, mauvais recrutements, gaspillages, batailles politiques…

Ça brûle

Notre pensé est aujourd’hui obnubilée par l’épidémie du CoViD-19. Nous sommes littéralement focalisés sur cette maladie, oubliant que le monde tourne toujours 1 . Nous avons bien sûr raison de combattre le virus avec force, de mettre en place des règles pour éviter l’hécatombe, pour protéger les gens et maintenir à flot l’économie. Mais cette épisode, même si sa dimension est planétaire, n’est qu’un problème mineur avec des solutions, d’abord temporaires (masque, respect des distances, désinfection), puis définitive (traitement médical, vaccin). Dans quelques mois ou semestres cet épisode sera derrière nous et nous reviendrons à nos préoccupations premières.

Je crois sincèrement que cette pandémie occulte l’essentiel. Le monde va mal, de plus en plus mal, et les actions pour combattre les dérives sont dérisoires voire inexistantes. J’ai vu ces dernières semaines les images terrifiantes des incendies en Californie. J’ai vu des vidéos sur la fonte des glaciers et de la banquise, sur le recul de la forêt amazonienne. Je ne cite même pas les records de température, les inondations mortelles et les bêtises débitées par D. Trump. Les événements climatiques empirent chaque année, leur intensité augmente. Et rien. L’évidence est là. Mais il ne se passe rien. Des annonces mais aucune action sérieuse véritablement concrète. On nous promet des changements pour dans dix ans, vingt ans, 2050 voire 2100.

On reste immobile, attaché comme des mouches à la glue à notre mode de vie bien confortable. On pousse la machine à fond faisant fi des signaux d’alerte. En agissant de la sorte on se condamne et on condamne les suivants. Nous avons déjà perdu quarante ans. J’ai peur que nous en perdions quarante de plus. On se réveillera un jour prochain mais il sera bien trop tard. Un retour en arrière n’est et ne sera nullement compatible avec nos échelles de temps. Alors on subira.

1) Sur ce sujet les réflexions de BHL dans son dernier ouvrage sont pertinentes (Ce virus qui rend fou, Grasset 2020).

Randonnée

Je suis parti à neuf heures du matin hier. J’ai du décaler un peu le début de ma randonnée à cause de d’une pluie abondante. Pas envie de commencer trempé. Je suis partit du gîte où nous avons désormais nos habitudes dans le hameau de Massempy pour me rendre en direction des Monts de Blond. J’ai rejoint Villeforceix puis Vaulry et Bachellerie en subissant plusieurs fortes averses. J’ai heureusement pu me protéger à chaque fois en regardant les gouttes venues du ciel s’écraser sur les arbres et le sol. J’avais décidé de rejoindre cette fois-ci l’imposant radar de l’aviation civile par l’est en suivant le chemin des crêtes. Je suis rentré par Fromental et la Roche des Fées dont je ne me lasse jamais depuis ma première visite au début des années 1990. J’ai atteint le gîte à la tombée de la nuit, fatigué de tous ces pas mais ravi.
J’ai en tout parcouru 48 kilomètres en onze heures de marche et subi 2920 mètres de dénivelé absolu soit +1460 m de dénivelé positif. J’ai bien dormi cette nuit là.

J’attendais cette journée depuis plusieurs semaines. Besoin de me retrouver seul, de marcher pour réfléchir et faire le vide après plusieurs mois compliqués en raison de l’épidémie de coronavirus, d’admirer les paysages Limousin, de regarder et écouter la faune, de sentir les odeurs de cette campagne qui m’a vu grandir et évoluer. Je n’ai pas été déçu. Me voilà prêt à repartir.

Clap de fin pour l’A380

La compagnie aérienne Air France a décidé de ne plus faire voler sa flotte d’A380. La pandémie du coronavirus aura finalement accéléré la mise au hangar du géant des airs chez la compagnie nationale française qui avait initialement prévu un retrait complet de ses neuf avions pour la fin de l’année 2022.

De son côté Airbus avait déjà annoncé la fin de la production de son fleuron pour l’année prochaine. Seule la maintenance des appareils existants sera maintenue pour plusieurs années jusqu’à un retrait définitif que l’on imagine pour les années 2030.

Trop encombrant. Trop coûteux. Trop polluant. Trop long à charger et décharger. Peu rentable. Mal adapté aux besoins actuels…
Mais aussi beau, spacieux, confortable, silencieux, rassurant…
Je comprends l’impératif économique mais je regrette la décision. Quel bel avion. J’ai eu la chance de voler trois fois dans un A380 (d’Air France) sur des vols Paris – New York et Paris – Los Angeles, dont deux fois en classe affaire. Que de beaux souvenirs, de moments agréables à dix kilomètres d’altitude. Il est peu probable que je vole un jour à nouveau dans un A380 car les destinations desservies au départ de Paris ne sont pas celles qui m’attirent.
Dans quelques années j’expliquerai à mon fils la singularité des voyages en A380. Je lui dirai aussi comment la chute de ce monstre des airs était un signe de la décadence de la France et de l’Europe.

Lectures confinées

Le déconfinement débute.
Nous venons de traverser un drôle de moment, aussi fort qu’inattendu. Je ne me plains pas, j’ai bien vécu ce confinement forcé. La maison est grande et possède un jardin, mon fils était à mes côtés, le soleil était présent. J’ai pu profiter de ce temps paisible pour échanger, exercer mon métier de physicien, penser et lire.

Le monde d’après ?
Il sera certainement différent du monde d’avant car le choc fut violent et exogène. Le confinement a seulement duré deux mois mais il a révélé nos faiblesses. Nous étions perdu, désorienté, apeuré alors que nous n’avons manqué de rien dans nos riches sociétés et que nos libertés ne furent que peu entravée. Nous étions loin, très loin, d’un état de guerre ou de grande catastrophe. Je nous trouve finalement fragiles, dégonflés et totalement dépendants de technologies que nous ne maîtrisons pas. L’épidémie de coronavirus a accéléré des processus en cours tels que la numérisation de la vie et le repli sur soi, ce qui me laisse croire que demain pourrait être moins paisible, moins juste, moins libre et moins joyeux qu’hier.

Mais l’on peut tout de même être optimiste et garder confiance dans l’Homme et son futur. Cette crise unique et globale, en révélant les failles de nos systèmes, nous offre ainsi la formidable opportunité de réinventer et réenchanter le monde. Il faudra juste savoir négocier le virage pour que demain soit plus paisible, plus juste, plus libre et plus joyeux qu’hier.

Comme je l’écrivais j’ai profité de cette parenthèse imprévue pour lire plusieurs ouvrages aux profils variés en plus d’une grande quantité d’articles scientifiques. En voici la liste dans le désordre.

  • Les jeux de Némésis – The Expanse tome 5 de J. S. A. Corey
    Sept cents pages de détente. Les aventures de l’équipage du Rossinante restent captivantes et ce tome réserve des surprises. 
  • Le minimum théorique de L. Susskind, G. Hrabovsky
    Un grand ouvrage sur la mécanique. Il s’agissait de ma troisième relecture. J’apprends encore.
  • Le minimum théorique – Mécanique quantique de L. Susskind et A. Friedman
    Un ouvrage ardu qui nécessite de solide bases en mathématique, quoi qu’en dise Susskind, mais un ouvrage de référence qui explique avec un angle d’attaque inhabituel toutes les facettes de la mécanique quantique à qui sait prendre son temps.
  • Acceptation – La trilogie du rempart sud de J. Vandermeer
    L’histoire se termine. On en sait désormais plus sur la Zone X. Ce n’est pas un bon roman mais on va jusqu’à la dernière ligne de la dernière page car on veut comprendre.
  • Le rituel de l’ombre de E. Giacometti et J. Ravenne
    Une lutte entre les Nazis et les francs-maçons. Vite lu puis rangé dans un coin de ma bibliothèque. J’espérais mieux.
  • Initiation à la physique quantique de V. Scarami
    Une brillante introduction à une matière complexe mais essentielle pour comprendre et apprivoiser le cosmos. La lecture de ce petite livre devrait être obligatoire.