Archives de catégorie : Réflexions

La chute du Mur

C’était il y a 30 ans, dans la nuit.
Le Mur de Berlin tombait. Il allait entraîner avec lui l’effondrement du bloc de l’Est et le déclin de la pensée communiste. Le Capitalisme et le libéralisme allaient triompher, la Chine moderne en est le plus bel exemple.
Mais sommes-nous pour autant plus heureux ? Le monde va-t-il mieux ?
Nous n’aurons jamais la vraie réponse car il faudrait pour cela renouveler l’expérience en changeant les conditions, chose impossible. Néanmoins je suis perplexe.

J’allais bientôt avoir 17 ans en novembre 1989. J’écoutais Indochine, U2 et Etienne Daho. Je regardais les images du Mur à la télévision. J’étais, un peu bêtement, heureux de voir les méchants communistes perdre la partie. Le monde libre avait gagné. L’adolescent que j’étais alors, tout comme ses ami(e)s, ne pouvait que se réjouir. L’avenir s’annonçait radieux, pour eux, pour nous. Je réaliserai des années plus tard que tout n’était pas aussi simple.

Cet événement majeur, qui a marqué l’histoire de notre civilisation, je l’ai suivi via la télévision, la radio et la presse. Internet n’existait pas à cette époque. Cette attitude, que je qualifierai de passive, reste l’un des grands regrets de ma vie. J’aurais dû foncer, prendre le premier train et me rendre à Berlin. Vivre l’histoire en direct, me nourrir de ce vent de liberté et me faire ma propre opinion.

Evasion à Porto et en Creuse

Porto - Creuse

Porto; vue sur le Douro depuis le pont Louis-1er (haut). Paysage limousin. Point de vue depuis le Puy des Roches à Jabreilles les Bordes (bas).

J’ai passé le weekend dernier à Porto avec des amis, profitant du soleil et de la douceur du climat. J’ai découvert cette très belle ville côtière située au nord-ouest du Portugal. J’ai vu ses ponts, dont l’imposant Pont Louis Ier qui enjambe le Douro, et ses églises, découvert sa gastronomie, visité ses ruelles pavées, ses quais, profité de ses cafés et bien sûr goûter le vin de Porto dans la cave Graham.
Passer trois jours à Porto, où ailleurs, sur un coup de tête avec un petit budget était inimaginable il y a quelques années. J’ai profité ici pleinement des avantages proposés par les compagnies aériennes à bas coût et par Airbnb. Le voyage est aujourd’hui simple et relativement abordable. On peut aisément visiter, découvrir, s’enrichir, s’évader, se ressourcer et rentrer chez soi plus riche, mieux armé pour comprendre le monde et ses transformations, plus ouvert, mieux à même de comprendre l’autre et ses différences. Mais hélas, il y a une contrepartie négative : un bilan carbone très négatif et des nuisances et pollutions diverses. Trouvera-t-on des solutions permettant de prolonger l’ère du « voyage facile » ? Rien n’est moins sûr mais il faut espérer et y travailler car ne plus voyager c’est se replier, se renfermer, accroître les tensions et les peurs avec l’obscurantisme comme horizon possible.

Après ce charmant weekend à Porto j’ai effectué un court séjour en Limousin avec Paco. J’en ai profité pour randonner en Creuse hier. J’ai parcouru 36 kilomètres du côté de Jabreilles les Bordes. J’ai entre autres gravi le Puy de Jouër qui culmine à 694 mètres et vu ses vestiges Gallo-Romains. J’ai admiré un superbe paysage (voir la photographie) depuis le Puy des Roches à 650 mètres. J’ai marché sur des chemins de terre, traversé des prés, des prairies et des forêts. J’ai vidé ma tête pour mieux la remplir.

Ce que j’ai lu

Voilà ce que j’ai lu ces dernières semaines. Je ne sais pas si publier cela a un véritable intérêt. Qui peut bien s’intéresser à mes lectures ? Mais cela me permet d’acter, de témoigner. Il faut voir ce billet comme une note écrite vite, comme ça, parce que l’idée m’a traversé l’esprit. Et qui sait si un jour cette note ne me sera pas utile ? Qui sait si elle ne me rappellera pas d’agréables souvenirs ?

Deux manuscrit de thèse de doctorat, l’un sur la propulsion des Cubesats et l’autre sur la physique des gaines plasma.

Des articles scientifiques divers, des pages de magazines (alternatives économiques, Challenges) et de journaux.

Des livres en plus de celui de F. Vargas dont j’ai parlé sur ce blog il y a quelques jours.
Altered Carbon de R. Morgan (SF), Le signal de M. Chattam (SF ; quand MC se lance dans la SF, il brille – à lire pour s’évader et se faire peur), Authority de J. Vandermeer (la suite du déroutant Annihilation), Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité de A. Barrau (dans la ligné de l’essai de FV, le bilan catastrophique de l’empreinte humaine et des propositions pour limiter les dégâts – tout comme AB, je ne suis guère optimiste quant à notre futur) et Cosmos de C. Sagan (plus feuilleté, parcouru que réellement lu ; cet ouvrage a été publié en 1980, je n’avais alors que 7 ans, et il allait changer notre regard sur le système solaire et l’Univers et donner l’envie à beaucoup d’explorer).
Et puis des sites web et des dizaines et dizaines d’e-mails, XXI siècle oblige.

Prendre du temps

Aujourd’hui la Lune m’a accompagné une grande partie de la journée. Petit disque blanc sur fond bleu clair.

Je viens de parcourir 52 kilomètres à travers les forêts et les prairies en affrontant environ 1200 mètres de dénivelé cumulés. Le temps était idéal avec une température de l’ordre de 25 °C à l’ombre. Un ciel bleu, uniforme. C’est la plus longue randonnée que j’ai faite sur une seule journée. J’ai marché dix heures et fais plusieurs pauses pour profiter des paysages, de la faune et du temps qui passe. J’aime ces moments de solitude dans la nature. Prendre du temps pour penser, pour réfléchir ; revisiter le passé et imaginer l’avenir.

J’ai toujours apprécié marcher. J’ai commencé très jeune avec mon grand père maternel qui m’amener petit ramasser des champignons ou bien des herbes (ajoncs, fougères…) pour ses lapins ou son jardin. Je trouvais des champignons, girolles et cèpes principalement, et j’en trouve encore – il faut avouer que j’ai été entraîné par un expert – mais je passais aussi de longs moments à regarder autour de moi, à profiter de cette Nature généreuse qui nous accueillait, à apprécier les bruits, les mouvements, les jeux de lumière, les odeurs. Enfant déjà je me ressourçais au milieu des bois. Je n’ai guère changé sur ce point là. J’ai besoin de ces moments. Il faut savoir prendre du temps.

L’humanité en péril

A lire, de toute urgence. Demain il sera trop tard.

L’humanité en péril ; Virons de bord, toute ! publié chez Flammarion. Il s’agit d’un ouvrage de la célèbre auteure Fred Vargas.

C’est un essai clair, pointu, précis et extrêmement bien documenté avec plus de 400 références (on voit là le caractère scientifique de F. V.). Tout est expliqué sur le réchauffement climatique planétaire, la pollution qui va avec, la destruction de la faune et de la flore : les causes anthropiques indéniables aujourd’hui et les conséquences à court et long terme selon les scénarii envisagés de plus optimiste (mais irréaliste pour moi) au plus pessimiste. En quelques mots, l’humanité pourrait disparaître dans les siècles à venir. Nous pourrions voir le début de la fin et nos enfants ou petits-enfants la fin. Et malgré cela on ne fait rien, ou presque rien alors que les solutions existent pour enrayer la crise, limiter les dégâts et offrir aux générations futures un monde vivable comme l’explique F. V. dans son essai.

Déni ? Confiance aveugle et injustifié dans la science ? Pouvoir surévalué de l’argent ? Appât des gains à court terme ? Je n’en sais rien mais je constate que rien ne bouge, que le modèle économique qui nous gouverne (basé sur la sacro-sainte croissance) n’est pas modifié alors que l’on est au courant de la mauvaise direction prise depuis les années 1960 et que les rapports et articles amoncellent, que les COP, les G7 ou G20 ne servent à rien, que les écarts de richesse se creusent, que les plus riches sont toujours plus riches quoi qu’il advienne, que les grandes entreprises, les banques et les assureurs dominent le monde et que les états sont ruinés.

Mais ne baissons pas les bras. Tout n’est pas encore perdu même si chaque seconde perdue nous rapproche de la grande catastrophe. Alors lisez ce livre, renseignez vous et changez vos comportements. Il faut compter sur les citoyens pour changer le cours de l’histoire. Nous avons les cartes en main ; agissons.

Manche versus Lune

J’ai regardé ce matin en direct la traversée de la Manche par Franky Zapata debout sur sa planche volante ou  » flyboard  » en anglais. Le français a mis une vingtaine de minutes pour parcourir à une dizaine de mètres du niveau de l’eau les 35 kilomètres qui séparent Sangatte et Douvres. C’est un exploit que l’on doit saluer, le point d’orgue d’une aventure sportive, technologique et entrepreneuriale débutée il y a plusieurs années dans un garage, 110 ans après la traversée de la Manche en avion par l’aviateur Louis Blériot. Malgré les difficultés, les obstacles et les échecs, F. Zapata a persévéré, faisant fi des critiques et il a eu raison. Cette première prouve que le travail et la persévérance payent. Je me réjouis aussi que cette invention soit française et j’espère qu’elle aura un bel avenir, en France si possible, car les applications potentielles, en plus du divertissement, sont nombreuses.

Il y a 50 ans, Neil Armstrong et Buzz Aldrin foulaient sur le sol lunaire. La mission Apollo 11 avait réussi et l’Amérique battait l’URSS. J’ai regardé ces derniers jours de très nombreux documentaires sur les programmes spatiaux américain et soviétique, sur les missions Apollo, sur les pionniers de l’aérospatiale et sur l’épopée française de la fusée Véronique à Ariane 5. Je me suis régalé, sans jamais me lassé.

Je ne peux m’empêcher d’élargir la perspective et de faire un parallèle. Il y a 50 ans l’Homme marchait sur la Lune. Ce matin un homme traverse un petit bout de mer équipé de mini turbo-réacteurs. Cette comparaison me rempli d’amertume. Nous ne sommes pas allés bien loin finalement. Quelques allers-retours Terre – Lune et puis plus rien. Ces dernières décennies l’Homme s’est contenté de l’orbite terrestre rangeant dans des cartons aujourd’hui recouverts de poussière ses projets de colonisation de la Lune, d’exploration de Mars et des planètes lointaines, d’exploitation des ressources du système Solaire. Jusqu’à quand ? Verrais-je un jour une base permanente sur la Lune ? Un être humain sur Mars ? Je le souhaite car l’avenir de l’Homme passe par l’Espace.

Tian’anmen

J’ai marché sur la place Tian’anmen remplie de touristes chinois et étrangers. J’ai vu les portes de l’ancienne cité impériale, le mausolée de Mao et son portrait géant qui trônait déjà là il y a trente ans. Mais je n’ai vu aucune trace des événements survenus presque trente ans jours pour jours et qui se sont achevés dans la violence le 4 juin 1989.

J’avais 16 ans à l’époque mais cela m’a profondément marqué. Comment expulser de sa mémoire l’image de ce jeune étudiant barrant la route aux chars de l’armée ? Qu’est-il devenu d’ailleurs ? Il y a des hypothèses, diverses histoires mais cela reste flou.

La Chine aurait pu basculer dans la démocratie au printemps 1989. Elle aurait aujourd’hui un tout autre visage. Mais existerait-elle encore ? Aurait-elle implosé ? Serait-elle en passe de dominer le monde et d’imposer sa vision.

Les manifestations de la place Tian’anmen restent tabou en Chine encore aujourd’hui. Personne n’en parle. Les anciens se taisent par peur de représailles. Beaucoup de jeunes ne sont même pas au courant. L’histoire a été réécrite. Il ne s’est jamais rien passé. Cet événement, où plutôt sa censure, son effacement, montre que l’on ne critique pas les dirigeants, qu’on ne s’oppose pas aux décisions du Parti. Un accord tacite a été passé. Le peuple n’aura pas la liberté qu’il demandait mais en échange il aura le droit de s’enrichir, d’acheter, de vivre mieux. On constate aujourd’hui la réussite de ce pacte. De ce que j’ai vu, entendu, les chinois, vieux comme jeunes, ne se plaignent pas, vivent bien voire très bien et partent conquérir le monde. La liberté individuelle ne semble pas être au cœur de leurs préoccupations, ne semble pas être l’objectif à atteindre.

Une question me vient alors à l’esprit. Que se passerait-il si la croissance économique baissait, si le chômage s’installait, si la pauvreté revenait, si la classe moyenne tombait emportant dans sa chute le « rêve chinois » ? Il est probable que le peuple, floué, frustré, se révolte, que la colère refoulée se répande et que le Parti, malgré l’usage de la force, ne survive pas. Et si la Chine s’effondre elle pourrait entraîner les autres avec elle. Les dirigeants chinois sont parfaitement au fait d’un tel scénario d’où leurs efforts pour maintenir coûte que coûte une croissance forte et une dynamique économique positive. Mais jusqu’à quand ?

Inauguration d’ORACLE

De gauche à doite : Nicolas Heitz, David Henri, Moi et Jean-Luc Maria devant la chambre à vide NExET de l’ICARE. On aperçoit le propulseur ISCT200 en tir en arrière plan.

Nous avons inauguré aujourd’hui ORACLE, acronyme pour « labORAtoire Commun en propuLsion Electrique », un Laboratoire commun du CNRS qui combine l’équipe Propulsion Electrique de l’ICARE et la jeune startup française Exotrail. ORACLE a pour objet la micropropulsion électrique pour les nano- et les micro-satellites et pour finalité le développement et la qualification de propulseurs à courant de Hall miniatures à hautes performances.

Cette alliance entre chercheurs et entrepreneurs est certes un défi à relever dans un secteur ultra compétitif en mouvement perpétuel, mais c’est aussi, et surtout, une belle aventure humaine à laquelle je suis heureux et fier de participer. L’histoire d’ORACLE, dont on m’a confié la direction, ne fait que commencer. La route sera longue, sinueuse à n’en pas douter mais au bout il y aura de belles choses, des recherches de qualité et des produits performants et innovants.

Vous pouvez suivre l’évolution d’ORACLE, les activités qui y sont conduites et les avancées sur la page LinkedIn ORACLE joint laboratory.

Pékin

La Grande Muraille de Chine (Mutianyu).

J’étais donc à Pékin, capitale de la Chine, la semaine dernière. C’était mon premier séjour dans cette gigantesque ville qui abrite plus de 21,5 millions d’habitants au sein d’un pays qui compte 1,4 milliard d’individus. J’ai bien sûr un peu souffert de la pollution mais le pire est encore devant avec la chaleur écrasante de l’été et l’absence de vent. J’ai – un peu – parcouru la ville sous un ciel plutôt bleu et une température agréable, vu ses innombrables gratte-ciels, ses immenses tours d’habitation, ses nombreux quartiers d’affaires. Ici l’habitat est vertical, ce qui réduit l’espace utilisé, limite les déplacements et facilite sans doute la gestion.

Pendant une semaine j’ai appris à vivre sans Google, sans Twitter, sans Skype, sans Amazon, sans Wikipedia. On survit bien sûr, d’autant plus que les chinois, plus malins que les européens, ont créé leurs propres géants de l’Internet, tels que Baidou ou Alibaba. A ma grande surprise, il existe une version chinoise de Bing, plutôt efficace mais qui naturellement n’échappe pas à la censure.

J’ai eu la chance de visiter le parc Olympique et surtout l’Agence Spatiale Chinoise (CAST) où sont exposées de nombreuses maquettes des vaisseaux et satellites chinois. On ne peut que constater une montée en puissance accompagnée d’une montée en gamme des technologies. La Chine a de réelles ambitions spatiales, un programme solide et cohérent et des moyens qui font rêver. Mais plus que tout, c’est la volonté politique qui prime : être une nation leader au XXIème siècle ou suivre le mouvement. La Chine a choisi, alors que l’Europe patine, voire recule et risque l’explosion à tout instant.

J’ai aussi profité de ces quelques jours bien chargés pour parcourir la place Tian’anmen située au sud de la cité impériale, voir, de loin, le mausolée de Mao et me promener dans la Cité Interdite, ce lieu exceptionnel, riche d’histoire et d’enseignements, qui s’étend sur une superficie de 74 hectares. Cependant, l’immense foule qui envahit chaque jour ce lieu – on est rarement à moins de 50 centimètres d’un visiteur, chinois ou étranger – gâche le plaisir. Le brouhaha incessant, les mouvements, les couleurs mal assorties, empêchent de prendre possession du lieu, de se poser, de réfléchir au temps traversé par la Cité, aux messages gravés dans la pierre.

Et j’ai marché sur la Grande muraille de Chine ! Quel édifice majestueux avec ses 6260 km de murs fortifiés pour une longueur totale désormais estimée à plus de 21000 km. Nos collègues nous ont amené sur le site de Mutianyu à 70 km au nord-ouest de Pékin. Le lieu était quasiment désert comme on le constate sur la photographie. Quelle expérience. Je me suis même retrouvé seul sur certaines portions, de quoi absorber l’essence du lieu et profiter pleinement de sa magie. J’y étais et pour les Chinois je suis devenu un Homme car j’ai foulé les pierres de la muraille.

Je garderai un souvenir fort de ces quelques jours passés à Pékin. J’aimerais désormais revenir dans ce pays, si différent des pays occidentaux, donc étrange et mystérieux. J’aimerais voir Shanghai et Xi’an, mieux appréhender la mentalité, la vie en société et la vision et savoir ce que la Chine a à nous offrir, nous apprendre et vice et versa.

Intérieur de la Cité Interdite.

Inauguration

J’étais présent hier soir à Massy pour l’inauguration des nouveaux locaux de la start-up Exotrail parmi des invités prestigieux dont Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances. J’ai passé un très bon moment, dans des locaux spacieux, agréables et fonctionnels que j’avais déjà eu le privilège de visiter, alors qu’ils étaient encore en travaux, il y a quelques semaines. J’ai particulièrement apprécié la teneur et l’orientation des discours. On est clairement dans une dynamique positive portée par une jeunesse qui croit en demain et soutenue par le gouvernement et l’état, à travers notamment la BPI.

Cette inauguration représente une étape clé pour Exotrail, start-up de l’industrie, car pour développer des systèmes propulsifs pour les véhicules spatiaux il faut des bureaux pour les études et les simulations, des installations lourdes pour simuler les propriétés du vide spatial, des salles pour les essais et les expériences et cetera. Avec son installation à Massy Exotrail va pouvoir ainsi passer à la vitesse supérieure.

Je suis ravi de participer à cette aventure en tant que directeur d’ORACLE, le laboratoire commun récemment créé entre Exotrail et le CNRS. Que de chemin parcouru depuis notre première rencontre au début de l’année 2018. Ils n’étaient alors que sept hébergés sur le site de l’incubateur de l’Ecole Polytechnique. Il sont désormais plus de 20 à travailler sans compter dans 550 m2 et ont déjà à leur actif deux versions de petits propulseurs à courant de Hall. Exotrail devra encore relever de nombreux défis, gérer des succès et des échecs, des avancés et des voies sans issue, faire face à la concurrence, mais la persévérance, l’écoute et l’envie les amèneront loin. Après cette inauguration, première grande étape dans la vie de la start-up, souhaitons à Exotrail de compter très bientôt parmi les entreprises incontournables de la PE pour les nano- et micro-satellites.

A noter : l’inauguration du laboratoire commun ORACLE aura lieu à l’ICARE sur le campus du CNRS d’Orléans le mardi 28 Mai à 14h30.