Jacques Chirac

J’ai appris la nouvelle du décès de Jacques Chirac hier en fin de journée en ouvrant mon téléphone après une après-midi à réaliser des expériences fructueuses chez Enpulsion en Autriche. La nouvelle fait désormais la une de la presse écrite, des journaux télévisés et des sites Internet en France comme à l’étranger.
La disparition de ce grand Monsieur de la politique française m’a émue. Je ne sais pas trop pourquoi mais Jacques Chirac a fait partie de ma vie, plutôt de ma jeunesse, et il m’a marqué. J’ai presque l’impression qu’il a toujours été là.
Qu’est-ce que je retiens de sa carrière d’homme politique ? Pas grand-chose sur le plan national. Il a échoué à faire mieux, à réduire le chômage et la fracture social, à réformer en profondeur le pays. Sur le plan international il a fait avancer l’Europe et il a su tenir tête aux américains.
C’est l’homme qu’il était qui, à mes yeux, le rend inoubliable. Il aimait la France, son peuple, son histoire. Il n’a jamais oublié et renié ses origines. Il s’est toujours opposé au fascisme et au nationalisme, sans jamais baisser les bras, renoncer et faire des alliances et des compromis. Un vrai Gaulliste en sorte qui, lui, avait connu la guerre et l’après-guerre.
Qu’il repose en paix. Même s’il aurait pu faire mieux, comme tous ceux qui ont occupé des hautes fonctions, la France lui doit beaucoup. Saluons-le et remercions-le pour cela.

3 commentaires

  1. Bonjour Stéphane, crois tu vraiment qu’il a fait avancer l’Europe en appuyant la décision de l’OTAN de bombarder la Serbie pendant des mois en 1999 ? Je ne crois pas à la vue de la situation actuelle des Balkans et du bastion du jihadisme qu’est devenu le Kosovo … Une grave erreur dans sa carrière sur le plan international.
    Après, il reste un grand homme politique sympathique pour les français. Pour l’ancienne amie la Serbie, il restera l’homme qui a piétiné l’amitié franco serbe en nous envoyant des bombes.

    1. Bonjour Anica. C’est vrai qu’il y a eu cette terrible guerre dans laquelle l’Europe s’est embourbée. En ce qui concerne ce bombardement – lié au Le massacre de Račak d’après ce que l’on nous a dit – tu es mieux placée que moi pour juger. Sans doute une grave erreur de notre part, d’autant plus qu’il me semble que l’OTAN n’a pas  » l’autorisation  » d’attaquer mais seulement de défendre ou riposter. Chirac s’opposera en 2003 à l’invasion de l’Irak. Peut-être a-t-il appris ?

      1. Bonsoir Stéphane.

        Les exactions des Serbes contre les Albanais, comme de l’UCK contre la population non Albanaise du Kosovo, ainsi que la crise politique au Kosovo depuis 1997, province méridionale serbe non reconnue par l’intégralité des états membres des nations Unies jusqu’à maintenant, ne justifiaient pas de bombarder un pays membre de l’ONU, sans l’aval de cette dernière effectivement. C’était un problème en « interne » qu’il fallait gérer pour la Yougoslavie amputée et fragilisée par la guerre en Croatie et en Bosnie. Tu as bien raison sur ce point. Il aurait fallu se poser, comprendre, apprendre et évaluer toutes les conséquences de tout acte d’ingérence.

        Grave erreur donc d’appréciation de M. Chirac et ses collègues de l’époque, qui a conduit à un revirement de situation et une déstabilisation de toute cette région stratégique de l’Europe. Résultat de cette campagne violente à l’encontre de la Serbie de l’époque : l’épuration ethnique tant redoutée, soit disant perpétrée par les Serbes, a finalement été menée à leur encontre par la majorité albanaise (cf pogrom de mars 2004, trafic d’organes de prisonniers serbes par l’UCK albanaise, dans la « maison jaune » reconnu par le TPI et documenté par Carla del Ponte elle-même ; assassinat en 2018 du chef des Serbes du Kosovo Oliver Ivanovic …); la multiplication de départs volontaires d’albanais du Kosovo vers la Syrie pour y effectuer le Djihad, en promettant de revenir et attaquer l’Europe; la crise des migrants parqués en Serbie, sans aide de l’UE en 2017 2018.

        Il est effectivement fâcheux et dommage que les dirigeants en place et membres de l’OTAN en 1999 n’aient pas pensé à toutes ses conséquences, mais …on ne peut pas penser à tout je suis d’accord.

        Mais je pense que tu as raison, en 2003, M. Chirac a été visionnaire sur le coup et fort heureusement, n’a pas entrainé la France vers une autre guerre !

        Je tiens toutefois, même si je n’étais pas d’accord avec ses paroles vis à vis du pays de mes ancêtres, à saluer l’homme politique proche des Français qu’il était. Il restera un président fort apprécier par ses compatriotes et c’est finalement ce qui restera dans les livres d’histoire.

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