L’eau, ergol du futur ?

L’eau est vue aujourd’hui comme un carburant (ergol) au fort potentiel pour la propulsion des satellites et des sondes spatiales. Elle pourrait prochainement remplacer les ergols atomiques traditionnels (xénon, krypton, argon) en propulsion ionique. Cette molécule – H2O – possède en effet des propriétés intéressantes pour la propulsion : elle se stocke naturellement sous forme liquide (ce qui évite l’emploi de réservoir à haute-pression), elle est non toxique et facilement manipulable, elle est légère ce qui permet d’atteindre une haute impulsion spécifique et elle est très abondante dans le système solaire. De plus l’eau est utilisable à la fois pour la propulsion électrique et pour la propulsion chimique. Dans le premier cas il faut créer une décharge plasma soit directement à base d’eau soit à partir de ses sous produits, c’est à dire H2 et O2. Dans le deuxième, cas on réalise une réaction de combustion entre l’hydrogène et l’oxygène.

Des travaux sont en cours à l’ICARE sur l’intérêt de H2O en PE. Nous avons choisis la voie de la vaporisation (production de vapeur d’eau) et non celle de l’électrolyse (production de H2 et O2). Afin d’optimiser le système de vaporisation, des expériences ont été menées en microgravité avec le soutien du CNES. L’image ci-dessus donne un aperçu des expériences de l’équipe réalisées à bord de l’Airbus A310 AirZeroG de la société NoveSpace, une filiale du CNES, au cours de la campagne VP177 en mars 2024. Une vue d’ensemble des études est décrite dans le numéro hors-série 24 de la revue MicroScoop du CNRS : L’eau, nouveau carburant pour les satellites ?

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