Voyage vers les étoiles

Pourrons-nous un jour atteindre les étoiles qui nous encerclent et qui constituent notre Galaxie ?
La Physique ne s’y oppose pas. Alors un jour peut-être. Mais pas demain, ni même après demain. Nous ne serons guère plus avancés à la fin de ce siècle. A la fin du suivant ? Je ne sais pas. Dans mille ans ? La probabilité est plus élevée mais rien n’est garanti.

Pourquoi une telle échelle de temps ? On peut être sceptique en effet à la lecture des lignes qui précèdent. Après tout, le développement technologique de l’humanité accélère, les progrès sont exponentiels, la Lune est accessible, on posera bientôt le pieds sur Mars et l’exploration des planètes géantes et de leurs satellites est au programme. Alors ?

On peut invoquer de nombreuses raisons à l’impossibilité de réaliser un voyage vers les étoiles même proches dans les décennies à venir, voire les siècles, telles que les immenses distances à parcourir, la durée, l’autonomie du vaisseau… En réalité, tout cela se résume à une quantité triviale : l’énergie. La quantité d’énergie à mettre en jeu pour un voyage interstellaire effectué sur une durée raisonnable est gigantesque. Elle dépasse de très loin ce que nous savons exploiter et maîtriser. Il faudra donc attendre que l’humanité s’étende, que ses ressources et son potentiel augmentent et qu’elle sache gérer et manipuler des montagnes d’énergie et de matière. Je rappelle ici que notre civilisation n’a pas encore atteint le type I, d’après l’échelle de Kardachev, et ne l’atteindra pas avant plusieurs siècles.

Sur ce sujet je vous conseille le documentaire de la BBC intitulé « Will our spacecraft ever reach the stars? ». Je l’ai écouté en podcast il y a quelques jours. On y parle de propulsion, dont la propulsion électrique, de cryogénisation, de manipulation de la gravité… C’est très bien fait, simple, accessible et vrai. Vous y trouverez la réponse de divers collègues et spécialistes à la question posée au début de ce billet. Pas de surprise. Leur réponse n’est pas différente de la mienne.

3 commentaires

  1. Ce Podcast de la BBC se base essentiellement sur le cadre de pensée apporté par la Relativité Générale d’Einstein pour défendre le statu quo d’une quasi impossibilité ontologique à visiter les étoiles pour l’humanité, ne serait-ce que celles de notre galaxie. Or comme le fut la mécanique Newtonienne à la fin de son règne, la Relativité Générale est en train d’être réfutée de par son incapacité, un peu surprenante il faut le dire tant ses succès sont grands en situation de forte gravité, à rendre compte de façon convaincante de comment se comporte la matière aux très faibles accélérations. L’Astronomie nous en offre le champ d’expérience à travers l’incompréhensible stabilité tant des galaxies, que des paires d’étoiles en rotation, mais aussi à travers l’incompréhensible augmentation des vitesses de rotation des galaxies lorsqu’on les observe loin dans le passé. Le maquillage longtemps (trop longtemps) proposé de l’existence d’une matière noire, jamais détectée, et aux propriétés ajustées à la demande jusqu’à la nausée qui fait penser à l’impasse pré-Copernicienne des épicycles, semble à beaucoup de penseurs être une hypothèse d’où il nous faut sortir. C’est sans doute à travers ce petit trou de chat de la physique que se renouvellera son paradigme et apparaîtra une vision plus féconde de ce que peut être notre relation avec le Cosmos.

    1. Il est évident que l’ajout ad hoc de la matière noire et de l’énergie noire dans les modèles cosmologiques est scientifiquement non satisfaisant. Cela montre que la Relativité est sans doute incomplète et qu’un nouveau modèle devra être développé pour expliquer l’accélération de l’expansion, la stabilité de l’Univers… On découvrira peut-être alors des nouveaux moyens de voyager. Il faut l’espérer car – ce qui est expliqué en fait dans ce podcats – la physique actuelle nous contraint à rester confiner dans une zone minuscule à l’échelle du Cosmos.

  2. (English version)

    This BBC Podcast is essentially based on the framework of thought provided by Einstein’s General Relativity to defend the status quo of an almost ontological impossibility for humanity to visit the stars, or even those in our galaxy. Now, as was the Newtonian mechanics at the end of his reign, General Relativity is in the process of being refuted because of its inability, a little surprising it must be said, so great are its successes in situations of high gravity, to give a convincing account of how matter behaves at very low accelerations. Astronomy offers us insight into this through the incomprehensible stability of both galaxies and pairs of rotating stars, but also through the incomprehensible increase in the rotational speeds of galaxies when observed far in the past. The long (too long) proposed make-up of the existence of a dark matter, never detected, and with properties adjusted to demand to the point of nausea which makes one think of the pre-Copernican impasse of the epicycles, seems to many thinkers to be a hypothesis from which we must get out. It is undoubtedly through this little cat’s hole of physics that its paradigm will be renewed and a more fertile vision of what our relationship with the Cosmos can be.

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