Archives de catégorie : Politique

Ils nous quittent

Le choc ce matin au réveil. Les sondages et les bookmakers se sont donc trompés. Les britanniques ont décidé de quitter l’Union Européenne. Le résultat du référendum est sans appel ; les partisans du Brexit l’emportent haut la main. Je suis triste, bien sûr, et bouleversé. Moi qui suis né européen. Le choix des britanniques est effarant à mes yeux. Pourquoi refuser la plus belle construction humaine de l’après guerre et pourquoi ouvrir la boîte de Pandore ?
La réponse est multiple.
Ce référendum est d’abord un choix politique. D. Cameron en premier, et bien d’autres ensuite, ont pris le risque de créer un séisme aux conséquences imprévisibles pour l’ensemble des peuples de la planète pour assouvir leur désir de pouvoir. Rien ne les y obligeait.
Parce que les dirigeants de l’Europe n’ont pas été à la hauteur ces vingt dernières années, enchaînant fiasco sur fiasco. Citons deux exemples récents : la gestion de la crise financière de 2008 avec comme idée phare d’appauvrir un peu plus les plus faibles et la gestion de la crise des migrants qui à fait le lit de l’extrême droite. L’Europe manque cruellement d’hommes forts, courageux et ambitieux.
Parce que les partisans du Brexit ont mentis aux citoyens sur ce qu’est l’Europe, sur ce qu’elle a apporté et surtout sur ce que sera leur vie en dehors. Les britanniques le découvriront à leur dépend dans le futur.

Et maintenant ?
Voilà une question à laquelle les partisans de la sortie sont bien incapables de répondre car ils n’y ont tout simplement pas pensé. Par paresse sans doute et aussi par manque d’intelligence et de vision. Après tout, ils voulaient seulement gagner et prendre la place. La suite…

Tout cela est effrayant. Devant nous, l’inconnu. Et personne n’aime ça.
Les conséquences pourraient être terribles car la période d’incertitude et de turbulences va être longue. L’Europe n’avait pas besoin de cela. Pas maintenant. Elle est attaquée de l’extérieur par les islamistes radicaux. Et voilà désormais qu’elle se fissure, attaquée de l’intérieur.
Et dire que ce n’est peut-être que le début. Vais-je voir l’Europe s’effriter puis s’effondrer et disparaître ? Ce n’est pas impossible. Chaque jour les nationalistes et extrémistes de tous bords progressent dans tous les pays prouvant que l’être humain n’apprend pas de ses erreurs.

Mais tout n’est pas perdu. C’est peut-être même une chance que nous devons saisir.
L’UE doit se réveiller et se réinventer. Il faut proposer un modèle plus proche des citoyens qui se démarque clairement des modèles ultra-libéraux américains ou chinois. L’Europe au service des européens, pour plus de justice et d’égalité. Une Europe forte qui pourrait proposer au reste du monde sa vision. Je suis persuadé que tout pourrait aller vite, une Europe de la défense, une Europe des droits, une Europe de la fiscalité, de la santé, de l’éducation… Mais sans chef, rien de tout cela, seulement une Europe moribonde dont mon fils me demandera peut-être un jour : « Au fait Papa, c’était quoi l’UE ? ».

Sortir ou pas ?

Les britanniques vont se prononcer demain par référendum. La question posée est simple : rester ou bien sortir de l’Union Européenne. Les chancelleries tremblent ; les places financières aussi. Tout le monde retient son souffle. Si le Royaume-Uni sortait de l’UE qu’adviendrait-il de l’Europe ? Du reste du monde ? Un grand crac, aussi violent que la crise de 2008 ? Une mini secousse évaporée en quelques jours ? On a pu lire tout et son contraire ces dernières semaines dans la presse et sur Internet. Les experts des deux bords se sont relayés à la télévision et à la radio sans relâche. Mais personne ne possède avec certitude la réponse. Comme toujours lorsque l’économie et la finance sont au coeur du problème. Ce qui m’amène à chaque fois à penser que plus personne ne comprend désormais le fonctionnement et les rouages de notre société. Au mieux on fait des paris. Dans la cas du référendum britannique, chaque camp surenchérit et s’efforce d’effrayer la partie adverse. De bonne guerre.
Je reste cependant convaincu que le Royaume-Uni a plus en perdre qu’à gagner en cas de sortie car il se retrouverait isolé. J’ai d’ailleurs peu entendu les partisans du Brexit parler de l’après et expliquer comment le pays sera alors géré et avec quelles priorités et objectifs.

Dans quelques heures nous serons fixés.
Je souhaite que le Royaume-Uni reste et poursuive la grande aventure Européenne. Les britanniques y ont leur place et doivent jouer un rôle clé aux côtés de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne et des autres. Ma plus grande crainte en cas de Brexit n’est pas un grand chambardement de l’économie mondial. Les Anglais et les autres passeront le cap, plus ou moins vite, avec plus ou moins de casse.
Non. J’ai très peur d’un phénomène de contagion et d’un effritement de la construction européenne. Voilà le plus grand risque que D. Cameron a décidé de faire courir à l’EU : sa désintégration et sa perte.
J’espère que nos compatriotes seront faire le bon choix.

En Marche !

Ceux qui me connaissent bien le savent. J’ai vécu la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate et j’ai suivit activement F. Bayrou pendant des années car je suis un centriste convaincu. Hélas, le MoDem est moribond, sans pouvoir et sans rôle dans la vie politique. Je suis aujourd’hui persuadé qu’il ne renaîtra jamais. Comme je l’ai souvent répété, nous avons eu notre chance avec une France prête à nous suivre mais nous n’avons pas su concrétiser cet élan sans doute d’une absence de stratégie offensive et par manques de cadres expérimentés.
Mais l’esprit Centre n’est pas mort. Bien au contraire.

Alors, après une longue réflexion, j’ai décidé de rejoindre le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron.
Parce que j’apprécie l’homme. Parce que ses idées et convictions sont pour la plupart les miennes depuis longtemps. Parce que j’y vois une occasion de changer de voie, de bousculer les lignes établies.

Mes amis, je vous invite à faire de même. Pour que la France, ce pays que j’aime, retrouve son rang et sa vigueur. Pour que les français reprennent confiance en eux et en l’avenir. Pour que l’Europe est un sens et un avenir. Pour que 2017 ne soit pas la version sombre de 2002.
En marche !

Il faut en finir avec le feuilleton grecque

Les discussions entre les dirigeants de la Grèce et ses créanciers piétinent. Les réunions de la dernière chance se suivent et se ressemblent. C’est une mauvaise série télévisée à laquelle on assiste depuis des mois.
La Grèce est ruinée depuis longtemps. Tout le monde sait que jamais le pays ne pourra rembourser sa dette. Aujourd’hui le gouvernement Tsipras emprunte d’un côté (la BCE) pour payer un dû de l’autre côté (le FMI). C’est une spirale infernale dont la Grèce ne pourra pas sortir. Alors pourquoi insister ?
Puisque l’Union Européenne, ou plutôt les pays membres de la zone euro, n’a rien fait pour éteindre l’incendie au début du plongeon grecque alors qu’elle le pouvait, la situation est devenue incontrôlable et la fin de l’histoire est connue de tous depuis des mois. On essaye sans doute de gagner du temps mais pour quoi faire ?
La grande peur de l’inconnue j’imagine. Il n’existe maintenant que deux solutions au problème me semble-t-il : On annule la dette grecque ou on (ses partenaires) la rembourse ; la Grèce fait défaut et sort de la zone euro.
Quoi qu’il arrive dans l’avenir, l’Union Européenne ne sortira pas grandi de cette affaire. Une fois de plus la famille Europe n’a pas su s’entendre pour régler un problème pourtant simple. Pauvre Europe. On dirait que tout est fait pour faire progresser les eurosceptiques et les nationalistes.
Mais il y a peut-être plus grave. En s’obstinant à ne pas voir l’évidence, les dirigeants de l’UE, de la BCE, du FMI et cetera ont peut-être mis l’Europe, voir le Monde, en danger. Comment vont réagir les marchés ? La zone euro va-t-elle résister au choc ? La faible reprise européenne sera-t-elle stopper net ?
Nous aurons les réponses à ces questions très prochainement. Le pire peut sans doute être encore évité en acceptant les faits et en réglant le problème une fois pour toute. Il y aura des conséquences néfastes de toute façon mais d’une ampleur plus faible. Mais il faut aller vite. Mesdames, Messieurs, ne perdez plus temps.

Ne surtout pas se tromper

Le Front National est en pleine crise existentielle. La presse ne parle que de ça, en France comme à l’étranger.
Jean-Marie Lepen a finalement été exclu provisoirement hier du parti politique. Il faut dire que l’issue du bureau ne faisait pas de doute. Fini également la fonction de président d’honneur du FN. Son sort sera définitivement scellé dans quelques mois avec la tenue d’un congrès extraordinaire.
Comment ont-ils pu lui faire ça ? Lui, l’homme de l’origine à qui Marine, les cadres et les adhérents doivent tout ? J’ai presque envie de verser une petite larme… (c’est une plaisanterie, bien sûr).

En réalité les choses sont simples au FN. La nouvelle garde veut éliminer les vieux cadres et les faire taire. Il s’agit de donner un contour plus lisse, plus acceptable, au parti alors que le FN est – hélas – en pleine ascension. Il ne faut pas oublier qu’il y a en vue les élections régionales en fin d’année et puis les élections présidentielles de 2017. Le FN, Marine en tête et les jeunes loups à ses côtés, a un coup a jouer ; il n’est donc pas question de créer des scandales à répétition qui ternissent l’image. Le FN veut devenir un parti comme les autres.

Mais le FN n’est pas un parti comme les autres même si la crise révèle les tensions internes, les luttes de pouvoir que l’on retrouve ailleurs. Malgré les belles images, les discours arrondis et retenus, le contenu et les idées restent profondément les mêmes. Ne vous y trompez pas. Ne tombez pas dans le piège. Le FN est et restera un parti d’extrême droite raciste, xénophobe, antisémite et qui haït le peuple et les petites gens. Les solutions proposées, qui n’en sont pas, bien au contraire elle conduiraient à l’isolement, au chaos, à l’appauvrissement, sont inchangées même si JML est mis à la porte : les étrangers dehors, l’Union Européenne à la poubelle et sa monnaie unique avec, la préférence nationale, et j’en passe.

Relisez les manuels d’histoire. Revisitez le 20ème siècle.
Ne vous laissez pas berner. Le FN n’est pas la solution à tous nos problèmes. Bien au contraire.
Et prenez les péripéties du père, de la fille et de la nièce pour ce qu’elles sont : une série Z.

Loi Macron

L’intitulé exact est le projet de loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » porté par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron.
Ce vaste projet de loi concerne le travail du dimanche et le travail de nuits, les professions réglementées, la justice prud’homale, l’épargne salariale, les trajets en autocars et bien d’autres points détaillés dans un texte de 200 pages.
Cette loi fait parler d’elle et couler beaucoup d’encre depuis plusieurs mois. Si au départ il s’agissait de lutter pour le pouvoir d’achat et pour l’emploi, le projet a tellement été retaillé et modifié pour faire plaisir à divers groupes de pression qu’à la fin il ne reste plus grand chose. On est à des années-lumière d’une révolution libérale comme certains voudraient le faire croire. C’est mieux que rien, j’en conviens, mais ce n’est pas avec ces types de réformettes que l’on va sortir à grande vitesse le pays de la crise, relancer la sainte croissance et redonner le moral et l’envie d’avancer aux français.

La loi aurait donc dû être votée sans heurts cette semaine car elle modifie peu le paysage économique français et notre mode de vie. Et bien il n’en fut rien. Afin d’éviter un possible rejet, le gouvernement de Manuel Valls a dû faire appel à l’article 49.3 de la constitution. Le texte est passé et la motion de censure déposée par la droite n’a pas abouti.
Mais cet épisode de la vie politique française en dit long sur l’état du pays.
La France est paralysée. Tout le monde est d’accord pour faire des réformes – jugées nécessaires et urgentes d’après les sondages – mais à condition qu’elles concernent les voisins. Pas moyen d’avancer alors que le pays compte 5 millions de chômeurs, sans doute 10 millions de personnes qui vivent dans la pauvreté, souffre d’une croissante atone et possède une dette colossale qui enfle à chaque seconde.
Pendant ce temps-là les autres avancent. La France elle s’enfonce un peu plus chaque jour qui passe. Certes la France est encore un pays qui compte et qui pèse sur la scène internationale, mais pour combien de temps ? Et sur le plan intérieur, combien de temps avant la tempête ?

En marche pour Charlie.

J’ai participé ce matin avec mon fils Paco à la marche silencieuse organisée à Orléans à la mémoire des 17 victimes des terroristes et pour la liberté de pensée et d’expression sous toutes ses formes.
Rassemblement impressionnant. La foule partout, de la mairie à la place du Martroi. Nous étions 22000 d’après ce que j’ai pu lire. Paco et moi avons marché dans le silence et le recueillement, avec tous ces autres, connus ou inconnus. Des Je suis Charlie tout autour. Des crayons aussi. Moment fort et intense. Et que dire de ces vagues d’applaudissements qui remontaient le long cortège. Paco a suivit le mouvement et le rythme, comme les autres enfants. Je suis si fiers de ce petit bonhomme.

Nous étions plus de 700000 dans toute la France. Beau symbole. Bel élan collectif. Demain dimanche il y aura encore plus de monde à Paris. Demain dimanche la France à rendez-vous avec son Histoire.
Cette France multicolore et déterminée, je l’aime et j’en suis fiers. Cette France touchée, cette France qui pleure ses morts mais cette France debout. Nous sommes là, présents malgré l’horreur et la peur, au nom de la liberté. Nous sommes déterminés à lutter contre le fondamentalisme et l’obscurantisme. Messieurs les djihadistes et les fanatiques de tous bords, sachez-le, on ne se couchera jamais. La bataille sera longue et coûteuse, mais la liberté d’être n’a pas de prix.

Thomas Piketty refuse la légion d’honneur

C’est la grande nouvelle – le buzz – de ce début d’année 2015. L’économiste français Thomas Piketty a fait savoir qu’il refusait sa nomination au grade de chevalier de la légion d’honneur. Hors du cercle des économistes et des universitaires, monsieur Piketty est surtout connu pour être l’auteur de l’essai intitulé « Le Capital au XXIe siècle » qui s’est vendu à travers le monde à plus de 1,5 millions d’exemplaires.

Je soutiens l’économiste dans sa démarche alors que son acte est loin de faire l’unanimité. Il explique son geste par l’absurdité de voir les récipiendaires de la légion d’honneur choisi par les membres du gouvernement, dont bien sûr le Président de la République. Au-delà de la raison invoqué, il y certainement un pied de nez à François Hollande qui, après son élection, l’a rapidement écarté de son cercle et a rapidement abandonné l’idée d’une grande réforme fiscale que Piketty suggérait, bien qu’il l’ait promis au cours de sa campagne électorale. De plus, alors que les travaux académiques de Piketty sont considérés dans de très nombreux pays dont les Etats-Unis et l’Angleterre où il est lu, reçu et écouté, rien du côté de l’Elysée. C’est presque un inconnu en France, tout du moins dans les hautes sphères de l’état. Alors, juste retour des choses ? Oui. Pour moi Thomas Piketty par son attitude montre qu’il est intellectuellement honnête et fidèle à ses idées et à ses engagements.

Je considère qu’aujourd’hui la légion d’honneur n’a plus de sens. Hélas, les français s’en sont désintéressés depuis bien longtemps. Mais il ne faut pas supprimer cette distinction. Au contraire, il faut lui redonner ses lettres de noblesses et en faire un symbole fort, ce que Napoléon avait en tête. Il faut d’abord reconsidérer les critères d’attribution : service rendu à la France, oeuvre exceptionnelle, engagement sans faille, conduite exemplaire par exemple. Ensuite il faut modifier le processus de sélection et d’attribution pour éviter le copinage et les dérives malsaines. Il faut créer un comité ad hoc composé en majorité de personnes de la société civile et prévoir une procédure de renouvellement rapide de ses membres. Enfin il faut limiter le nombre des gradés. La promotion du 1er janvier 2015 compte 691 personnes décorées, de quoi s’y perdre et dévaluer la portée du titre.

Je profite de ce billet pour faire une parenthèse. Dans la promotion 2015, on trouve l’économiste Jean Tirole, fondateur de l’Ecole d’Economie de Toulouse. En octobre dernier, Jean Tirole s’est vu décerner par la fondation Nobel le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. Il ne s’agit pas formellement d’un véritable prix Nobel car le prix Nobel d’économie n’existe pas. Seuls cinq prix Nobel sont officiellement attribués : en Physique, Chimie, Littérature, Médecine et pour la Paix. Cela n’enlève naturellement rien à la grande valeurs des recherches de Jean Tirole.
De même, il n’y a pas de prix Nobel en Mathématique. On remet à la place tous les quatre ans les Médailles Fields.

Il est de retour (Acte II)

Non, cette fois-ci il ne s’agit nullement d’Adolf Hitler.
Qui alors ?
Nicolas Sarkozy bien sûr ! C’est officiel. Il a annoncé sur sa page Facebook son retour dans les affaires politiques et sa participation aux élections primaires de l’UMP pour désigner le candidat à l’élection présidentielle.
Ce n’était pas une surprise. On s’y attendait tous, malgré les affaires et le bilan très mitigé de son quinquennat.

Il revient en sauveur de la France, en homme providentiel, en élu. C’était mieux avant F. Hollande. Se sera mieux après. De toute façon, il n’y a pas d’alternative. Il est le seul à pouvoir redresser le pays.
Voilà. La bataille pour 2017 vient de commencer, à deux ans et demi de l’échéance.
Quant à l’issu de cette élection… Tout me semble déjà joué, même si nous vivons, et tant mieux, dans une démocratie. Nicolas Sarkozy sera le prochain Président de la France. Il le sait lui aussi. Il ne serait pas revenu sans être quasi-certain de sa victoire.
Il va balayer A. Juppé aux primaires. Ce dernier n’a ni les soutiens ni les moyens financiers de NS. Autrement, les statuts de l’UMP seront modifiés pour liquider les primaires. NS sera (est) le candidat de la Droite. Les socialistes et les centristes seront éliminés au premier tour en 2017, ils le savent. Aucune chance, quel que soit le candidat et le discours. Pour la Gauche il est trop tard? Le mal est fait. Marine versus Nicolas, donc. Et Nicolas gagnera. Certes, la victoire ne sera pas celle de J. Chirac en 2002 avec son score de dictateur car ne nombreux citoyens de Gauche et du Centre ne lui offriront pas leur voix. Mais il l’emportera, j’en suis persuadé. Reste à savoir ce qu’il fera de cette victoire…

Quand la Russie attaquera l’Ukraine

Et si la Russie s’apprêtait à attaquer l’Ukraine, dans quelques jours ou quelques semaines ? Je crains très fort que cette éventualité aux conséquences dramatiques ne soit hélas des plus réalistes.
Le conflit s’enlise et une étape a été franchi en juillet après la destruction de l’avion de la Malaysia Airlines sans émotion et sans réaction particulière des russes. Depuis plusieurs jours la Russie masse des troupes à la frontière Est et se prépare sans doute à venir en aide aux séparatistes pro-russes qui perdent du terrain. De son côté l’Ukraine mobilise ses réservistes. Et je ne parle pas des sanctions économiques qui se font écho.

Alors que l’on vient tout juste de marquer les 100 ans du début de la première guerre mondiale, un conflit risque une fois de plus de s’abattre sur l’Europe. J’ai encore du mal à y croire. Et pourtant tous les événements conduisent à la même conclusion : une guerre se profile à l’horizon.
Le président Russe Vladimir Poutine semble avoir choisi son ennemi : l’Occident. Nous voilà donc revenus des décennies en arrière.
Mais Poutine et son entourage se trompent d’ennemi.
Bien sûr je ne pense pas qu’un tel conflit, s’il avait lieu, dégénère en une 3ème guerre mondiale. Ce n’est pas le but recherché. Poutine veut pour moi semer le doute et montrer que la Russie a retrouvé de sa splendeur et de son influence. De l’autre côté l’Europe et l’OTAN n’interviendront probablement pas pour éviter une escalade désastreuse. Mais cette guerre régionale, qui pourrait s’éterniser, va affaiblir l’Europe et la Russie et sans doute avoir un impact négatif sur l’économie du reste du monde.
Un conflit Russie-Ukraine profiterait à tous ceux qui sont en guerre contre nos démocraties, notre mode de vie et de pensée. Je pense d’abord et surtout aux islamistes radicaux et aux djihadistes de tous bords qui rêvent d’installer un califat planétaire. Une guerre et une récession seraient du pain béni pour eux car nos états s’en retrouveraient affaiblis et notre attention serait détournée leur laissant du champ libre pour gangrener nos sociétés.
Nous n’en sommes pas encore là, bien sûr. J’ose espérer qu’aucune des parties ne tombera dans le piège d’un engrenage infernal.