Archives de catégorie : Art

Monsieur Spock nous a quitté

L’équipage de l’USS Enterprise de la série Star Treck posant devant une maquette de la navette spatiale américaine Enterprise.
(crédits : NASA)

Leonard Nimoy, l’acteur qui incarnait à la perfection le docteur Spock dans la série culte Star Trek, est décédé vendredi à l’âge de 83 ans aux Etats-Unis, d’une maladie sans doute liée au tabac.
Le Dr. Spock, mi humain mi Vulcain, avec ses oreilles pointues, sa coupe de cheveux au bol et son salut si particulier. Un personnage de légende d’une des plus célèbres séries de science fiction qui a fait rêver et qui a inspiré plusieurs générations de scientifiques et d’ingénieurs.
J’ai bien sûr regardé la série télévisée dans ma jeunesse et j’avoue avoir souvent rêvé des voyages interstellaires tels que le vaisseau USS Enterprise, commandé par le capitaine Kirk, pouvait les faire. Ce n’est pas la seule série de SF à m’avoir inconsciemment inspirée tout au long de mon parcours de physicien (je citerai aussi Code Quantum, les X files, Heroes), mais elle a peut-être joué un rôle déterminant car ce fut la première. D’autres oeuvres m’ont accompagné et donné envie. Il y a des films dont Star War, 2001 A space odyssey, Alien. Il y a des bandes-dessinées dont les aventures de Tintin avec les épisodes On a marché sur la Lune et Objectif Lune. J’ai tant de fois construit en Lego la célèbre fusée à propulsion atomique à carrés rouge et blanc du Professeur Tournesol. Et puis il y a de très nombreux livres de vulgarisation avec leurs belles images de fusées, de planètes lointaines et de galaxies.
Quoi qu’il en soit, merci à vous Mr. Spock et bon voyage dans l’au-delà.

J’aime beaucoup cette photographie où l’on peut voir l’équipage de l’USS Enterprise au complet, posant devant une maquette de la navette spatiale Enterprise. Joli clin d’oeil. Mr. Spock est au centre en costume clair.

Gâteau d’anniversaire

La fusée de Tintin pour fêter mes 42 ans.

Ceux qui me lisent le savent, je ne suis pas du genre à exposer ma famille et mes proches sur mon blog, et plus généralement ma vie privée.
Et bien je vais faire une exception. Ne vous attendez pas, néanmoins, à trouver une histoire ou des images aussi croustillantes et dénuées d’intérêts que celles que l’on peut lire ou voir dans la presse dite People. Rien de tout cela.
Je voulais pudiquement montrer le gâteau qu’Estelle a préparé la semaine dernière pour fêter mon anniversaire.
C’est le plus beau des gâteau d’anniversaire que jamais j’ai eu. Merci. Un délicieux biscuit nappé avec une belle reproduction de la célèbre fusée des aventures de Tintin. Un clin d’oeil à mon métier et à mon enfance.
Paco m’a aidé à souffler les bougies et puis on s’est régalé en famille. Un moment simple mais si précieux.

Et pour les curieux, je viens de passer le cap des quarante-deux ans. Le temps file…

Soumission

Soumission. Le dernier roman de Michel Houellebecq.
Sorti en librairie le 7 janvier dernier. Surprenante et triste coïncidence.
Je l’ai acheté le jour même. Houellebecq est l’un de mes écrivains favoris. J’attendais donc son dernier ouvrage avec impatience. Lu en trois jours. Je ne fus pas déçu.

C’est l’un de ses meilleurs ouvrages, du niveau de précédentes oeuvres telles que Les particules élémentaires, Plateforme et La carte et le territoire.
J’ai lu et entendu beaucoup de critiques sur Soumission, parfois très sévères et virulentes. Peu d’éloges jusqu’ici. Est-ce un pamphlet contre l’Islam ? Non. Y détecte-t-on des relents de racismes ? Non plus. C’est une vision du monde de demain que nous propose là Houellebecq. Un scénario possible pour demain parmi de nombreux autres. Ni plus ni moins que la fin de la civilisation européenne bien-pensante et la revanche des humiliés. La fin de nos démocraties. Est-ce réaliste ? Je vous laisse juger. Mais j’ai trouvé l’histoire crédible, le changement de paradigme possible, même si je crois que cela ne se ferait pas sans heurts, sans violence extrême, contrairement à ce que décrit l’auteur.

Et puis, ce que je n’ai pas assez lu, c’est que ce livre est assez drôle grâce à l’histoire de François, personnage principal et narrateur, qui traverse la France et ce moment d’Histoire. F. est un professeur d’Université d’un quarantaine d’années, spécialiste de l’écrivain Joris-Karl Huysmans (dont je n’avais jamais entendu parlé avant). F. est triste, désabusé et il s’ennuie. Finalement, les bouleversements auxquels il assiste vont lui redonner espoir et l’ouvrir à une nouvelle vie. J’ai aimé en particulier la description du petit monde universitaire parisien des lettres et des sciences humaines, un peu à replié sur lui même et à rebours.

Finalement, Soumission donne à réfléchir à travers plusieurs questions.
L’Europe peut-elle s’en sortir sans un leader, un chef charismatique, un homme misant sur le long terme ? Et si cet homme prônait une vision autre que celle imposée par les occidentaux depuis des siècles, son projet serait-il pour autant moins bon ?
Jusqu’où sont prêts à aller les hommes et les femmes politiques pour garder leur place, un peu de pouvoir et de notoriété ? Quels idéaux peuvent-ils abandonner ? Avec qui sont-ils prêts à s’associer ? Le grand basculement que l’auteur décrit repose sur ce point précis.
L’homme du XXIème siècle, confortablement installé dans une vie lisse, est-il un animal complaisant qui s’arrange rapidement de la situation si son confort personnel n’est que peu impacté, voir amélioré ? Jusqu’ici, l’Histoire a montré à plusieurs reprises que la réponse peut-être oui.

Sélection de livres

Voilà une partie des livres que j’ai lu au cours de l’année 2014, puisque c’est l’heure des bilans. J’indique ici seulement ceux qui m’ont marqué en faisant l’impasse sur les navets qui ne méritent pas d’être ouverts (avec la prolifération des publications, il y en a forcément de plus en plus) ainsi que les traités sur la psychologie de l’enfant (mon fils m’en apprend souvent plus) et les ouvrages spécialisés en physique et propulsion spatiale.
La liste ci dessous ne reflète en rien l’ordre de mes préférences ; il s’agit de l’ordre dans lequel je les ai retrouvé dans ma bibliothèque.

  • Mémé, Phillipe Torreton (roman)
  • Ce que vivent les roses, Henri Amouroux (essai, politique)
  • Atomka, Franck Thilliez (policier)
  • Puzzle, Franck Thilliez (policier)
  • Angor, Franck Thilliez (policier)
  • The greatest show on Earth, Richard Dawkins (essai, biologie)
  • Ulysse from Bagdad, Eric-Emmanuel Schmitt (roman)
  • HHhH, Laurent Binet (roman, histoire)
  • Adolf Hitler, Laurence  Rees (essai, histoire)
  • Far side, Ben Bova (SF)
  • New Earth, Ben Bova (SF)
  • Mon cabinet de curiosité mathématique, Ian Stewart (essai, math)
  • Ainsi résonne l’écho infini des montages, Khaled Hosseini (roman)
  • Il est de retour, Timur Vermes (roman)

Si je devais en conseiller un ? Aucune hésitation : Mémé de Torreton. Je me suis régalé. Sa mémé a tant de choses en commun avec les miennes. J’y reviendrai dans un prochain billet.
Ensuite viendraient Puzzle, pour le mystère jusqu’à la dernière page, Il est de retour, pour une certaine forme d’humour, et le livre de l’écrivain américain Khaled Hosseini pour ce qu’il nous enseigne sur l’Afghanistan et la guerre. Je recommande aussi la biographie d’Adolf Hitler par le grand historien britannique Laurence Rees.

Photographies de rando

Champ dans la forêt de Rochechouart – Château d’eau de St-Auvent en arrière plan.

Nature sauvage ; forêt de Cognac.

Ru dans la forêt de Rochechouart.

Voici quelques photographies prises lors d’une randonnée à travers les Forêts de Rochechouart et de Cognac. J’ai fait cette sortie de près de 35 km il y a presqu’un mois désormais, mais je n’avais pas encore eu le temps de mettre quelques belles images sur mon blog.
C’était ma première randonnée de l’année. Un grand bol d’air. Que ça fait du bien même si je connais les lieux presque par coeur. A cette occasion, j’ai ramassé mes premières girolles et j’ai mangé mes premières fraises des bois. J’attends avec hâte la prochaine.

Il est de retour.

Il ? Mais qui ?
Adolf Hitler.
Rassurez-vous, ce n’est que de la fiction.
Le journaliste allemand Timur Vermes a imaginé dans son roman à succès  » Il est de retour  » un chef du IIIe Reich et du parti Nazi se réveillant au beau milieu d’un terrain vague à Berlin en 2011…
Qu’il est loin le temps de la splendeur de l’Allemagne et de la guerre. Hitler, d’abord perdu, va vite comprendre comment tirer parti de cette deuxième chance dans un monde absurde où tout va vite. Pris pour un comédien, il est l’invité d’un talk-show. Il fait immédiatement le buzz sur Internet. Tout s’enchaîne alors à la vitesse de l’éclair pour celui que les citoyens du 21ème siècle trouvent finalement sympathique. Aurait-on déjà oublié ?

Je viens de terminer le livre de Timur Vermes. Et je vous le conseille. D’abord par ce que c’est un livre comique qui fait vraiement rire. Ensuite parce qu’il traite de deux sujets essentiels.
Tout cela – la dictature, la guerre à grande échelle, les génocides – peut-il se reproduire dans une société où la com et le paraître sont rois ? On a des raisons de  s’inquiéter dans un monde en crise dont l’horizon est gris.
Sommes-nous en train de dérailler ? Le mode de vie des sociétés riches, dominé par le libéralisme économique et financier, n’est-il pas profondément aberrant et dénué de sens. On est en droit de s’interroger alors que nous perdons notre temps devant des écrans tout en détruisant à petit feu notre planète.
Je vous laisse lire. Je vous laisse juger.

El Tio. As usual.

Le temps passe vite, n’est-ce pas ? Nous n’étions pas retourné chez El Tio depuis deux ans. Paco oblige.
Je fais très rarement de la publicité pour un établissement sur ce blog, mais là j’y tiens. Je connais ce restaurant de spécialités espagnoles depuis son ouverture. Jamais déçu.
Estelle a donc eu une bonne idée de me faire la surprise d’un dîner à El Tio pour mes 41 ans. Rien a changé, et cela dans le bon sens du terme. La carte a un peu évolué, bien sûr. Mais juste ce qu’il faut. Je vous invite à savourer les tapas, le jambon (je le recommande en filet mignon), le foi gras et le reste. Le tout accompagné d’une bouteille de Crianza. Tout n’est que délice dans un cadre et une ambiance que j’ai toujours apprécié. De plus le service est impeccable, les serveurs agréables et le patron toujours aussi sympathique.
Il n’ya aucun doute, on va y retourner au plus vite. Pas question d’attendre deux ans cette fois-ci.

Beau paysage de printemps

J’ai pris cette photographie mardi dernier lors d’une longue randonnée qui m’a fait passé de la Charente à la Haute-Vienne. Le lieu se situe de l’autre côté de la forêt où se trouve le  » Camp de César « , non loin des termes gallo-romains de Chassenon.
J’aime ce paysage de printemps avec cette couleur verte si caractéristique de l’arrivée des beaux jours. Les arbres qui renaissent ; l’herbe haute et souple.
Un tel paysage donne envie de se poser, ce que j’ai fait d’ailleurs. Rester là assis dans l’herbe à contempler la nature et à réfléchir sur le passé, le présent, le futur. Méditer à l’infini, laisser le temps s’écouler sans se soucier des aiguilles qui tournent. Lire aussi, le visage caressé par une légère brise bienvenue.
Cette récréation a duré un peu plus d’une heure. Reprendre alors son sac à dos et repartir, les batteries rechargées et la tête remplie de mille idées…

B. B. @ Casino de Paris

B.B. Il ne s’agit nullement des initiales de Brigitte Bardot.
Estelle et moi avons assisté au concert de Benjamin Biolay au Casino de Paris il y a deux semaines. Le temps passe si vite que je n’avais même pas pu prendre cinq minutes pour écrire quelques lignes à ce sujet. Cadeau d’anniversaire surprise de la part de mon adorable E. B.B. est en effet l’un de mes chanteurs français contemporains préférés. J’aime ses mélodies et ses paroles. Depuis son tout premier album. On a pas fait mieux depuis Serge Gainsbourg.

Délicieuse soirée donc au Casino de Paris, magnifique salle à taille humaine où l’on se sent tout de suite bien. Découverte du jeune Mathis Gardel en première partie. Une sorte de B.B. rajeuni de vingt ans qui assume une musique pop à la française, tout ce que j’aime. Séduit donc par ce jeune chanteur prometteur qui percera j’en suis convaincu. Un avant goût avec  » Jolie conne « . Un hommage à Dans la Merco Benz ?
Et puis B.B. et ses musiciens sur scène pendant plus de deux heures. Rien à dire. Séduit du début à la fin. Belle surprise à la fin du dernier rappel avec Jeanne Cherhal sur scène pour Brandt Rhapsodie.
Ballade en voiture dans les rues et les avenues vides de la capitale après. Pour prolonger le plaisir…

Le cinéma français

Le cinéma français devrait être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO comme l’est la gastronomie française. Car il s’agit bien là d’une particularité du septième art. La France privilégie le jeu d’acteur, l’image, le beau, la réflexion et l’intellect au divertissement et à l’intertainment à l’américaine. Pour le plus grand plaisir du spectateur. Uniquement. L’investisseur lui fait grise mine. Pour que ce cinéma si particulier, unique même, subsiste, il faut l’aider en subventionnant les créations. Regardez l’Italie qui n’a pas choisi cette voie ; son cinéma n’a pas survécu.
Que l’état intervienne dans le 7ème art avec des deniers publics ne choque personne. C’est la France après tout. Mais peut-être faudrait-il dire « ne choquait personne » pour être plus juste. Car depuis la, désormais célèbre, tribune du producteur Vincent Maraval dans le journal Le Monde publiée le 28 décembre dernier, les choses pourraient changer. Maraval dénonce – c’est une première dans ce milieu fermé – un système archaïque qui protège les acteurs et les surpaye. Naturellement, ces derniers, le millionnaire Dany Boon en tête, se sont empressés de contredire le producteur en s’insurgeant contre des attaques injustifiées et surtout infondées.

J’ai lu le texte de Maraval et je vous invite à faire de même. Les chiffres sont peut-être gonflés. D’accord. Mais le système qu’il décrit est affligeant. En deux mots, l’état garantit aux acteurs français un salaire décidé à l’avance – qui peut atteindre plusieurs millions d’euros – quels que soient les résultats du film. Consternant, n’est pas ? Que le ministère de la Culture aide les acteurs, notamment ceux qui débutent, les équipes cinématographiques et la création dans son ensemble, via e.g. le système, avantageux soyons honnêtes, des intermittents du spectacle est un bonne chose pour l’Art et le rayonnement de mon pays. Mais il y a des limites.
Mme Filippetti, il est grand temps de faire du ménage et de revoir un dispositif qui a dérivé dans le temps et qui protège et avantage aujourd’hui une minorité relativement silencieuse de privilégiés, lesquels, tel un Gérard Depardieu qui vieillit mal, osent en plus se soustraire à leurs obligations citoyennes niant de ce fait que leur fortune et leur célébrité viennent en partie de l’effort de citoyens modestes.