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You’re fired!

Littéralement « vous êtes viré ! ». Cette courte phrase est devenue célèbre depuis l’arrivée de Donald Trump dans l’arène politique américaine et son élection comme 45ème président. Il avait en effet l’habitude de prononcer ces quelques mots dans l’émission L’apprenti diffusée sur la chaine NBC.

You’re fired! Voilà ce que j’ai envie de dire à un ex premier ministre, vainqueur en novembre dernier de la primaire de la droite, et candidat du parti Les Républicains à l’élection présidentielle française. Monsieur Fillon, ça suffit. Il faut savoir se retirer. Vous n’avez peut-être rien fait d’illégal, encore que la question reste en suspens, d’où l’enquête en cours, mais votre enrichissement sur le dos du contribuable est scandaleux et votre attitude immorale et indigne d’un chef d’état. Bon nombre de français sont profondément choqués et révoltés. Je les rejoins. Comment pourrait-il en être autrement ? Vous, le soi-disant candidat au parcours irréprochable, dont le programme se résume à un choc violent avec cinq années de sacrifices au bout desquelles nos citoyens les plus vulnérables sortiront plus pauvres et plus affaiblis que jamais. Et puis quelle image désastreuse vous donnez des dirigeants. Il n’est pas étonnant qu’avec des hommes politiques tels que vous, le peuple perde confiance et se retourne vers les extrêmes. Votre entêtement, et globalement le comportement du parti qui vous couvre, ouvre un boulevard à Mme Lepen et ses ferventes ouailles.

Malgré tout vous restez en tentant, bien maladroitement, de vous justifier. Comment comprendre cette attitude contraire à la raison ? Il y a bien sûr une part d’arrogance et du mépris. Mais cela n’explique pas tout. Alain Juppé, candidat malheureux de la primaire, a affirmé à plusieurs reprises qu’il ne serait pas un plan B. Comme je le comprend. Débrouillez-vous. Nicolas Sarkozy est englué dans les affaires et les scandales politico-financier. De plus, sa troisième place à la primaire a montré que l’électorat de droite ne le suivrait pas. Quant aux autres, ils ne sont pas assez solides ou mal préparés. Car les révélations sur F. Fillon ont pris toute la classe politique de court.
Voilà donc pourquoi F. Fillon est maintenu, même si désormais ses chances de l’emporter sont faibles. Il n’y a pas de plan de rechange à droite. Les cadres et les militants du parti n’ont pas vraiment le choix car aucune alternative n’est crédible et susceptible de les conduire à la victoire.
L’élection devient ainsi encore plus imprévisible. Un basculement vers l’extrême droite, qui serait une tragédie pour la France, pays des droits de l’homme, mais aussi un désastre économique et financier qui nous ferait sombrer en quelques mois, est de plus en plus probable. Il faut donc se lancer dans la bataille pour barrer la route à ceux dont l’ambition est de mettre la France à feu et à sang et pour redonner à mon pays ses lettres de noblesse.

Quand le petit blanc a peur

Malgré ses frasques invraisemblables, sa vulgarité et ses sorties d’un autre siècle, Donald Trump sera le 45ème président des Etats-Unis d’Amérique. Le peuple s’est exprimé.
Personne, ou presque, n’avait imaginé sa victoire. Hier encore, à la radio et dans la presse, Hillary Clinton était donnée largement gagnante. Dur réveil, comme trop souvent ces derniers temps. Hillary ne sera pas la première femme élue à la tête du plus puissant pays de la planète.

La grande majorité des médias et des spécialistes en politique n’ont pas vu venir la victoire de l’excentrique milliardaire américain. Tout comme ils n’ont pas prédit le Brexit, certains de la pertinence de leurs analyses. Il y a bien sûr une forme de déni protecteur à ne pas vouloir croire à l’impossible. Mais il y a aussi une déconnexion avec la réalité du monde. Car l’Amérique ne se résume pas à New York ou à la Californie. De même l’Angleterre ne s’arrête pas à Londres.
Il faut savoir sortir des hautes sphères et écouter les clameurs des campagnes et des petites villes et ne pas se contenter de l’avis des riches et des intellectuels.

Le « petit blanc » a peur de demain, de la mondialisation qui le laisse sur le côté, des élites qui semblent  n’écouter ni ses plaintes ni ses points de vue et qui, pense-t-il, ne le protégeront pas des turbulences qui s’annoncent et des étrangers, coupables désignés, qui lui volent son gagne-pain et génèrent partout de l’insécurité. Et quand le petit blanc déclassé a peur, il choisit les routes sinueuses et incertaines de ceux qui savent répondre à ses craintes avec des mots durs et des solutions simplistes, en lui mentant, mais ça il ne le voit pas, aveuglé par les promesses de lendemains meilleurs.  Quand il a peur, il décide de faire basculer l’Histoire du côté gris.

Je suis inquiet. Le monde va mal. Le populisme gagne du terrain, les peuples se replient sur eux-mêmes et des événement comme le Brexit et l’élection de D. Trump ouvrent la voie au racisme et à la xénophobie – je dirai même légitime – et conduisent à une société plus fragmentée et plus violente.
De l’autre côté des fous proposent le nihilisme et la violence comme solution. Le monde se disloque à une époque charnière où l’union serait pourtant le seul moyen de surmonter les caps difficiles à venir.
Il faut cependant garder espoir, expliquer, éduquer et continuer à proposer d’autres voies sans naturellement oublier d’écouter ce que les petites gens ont à dire.

 

NS candidate et EM s’en va

Nicolas Sarkozy a annoncé à la fin du mois d’août qu’il serait candidat à la primaire du parti Les Républicains. Mais qui en doutait ? Ça se jouera donc entre lui et Alain Juppé. Pourvu que ce dernier l’emporte. Mais rien n’est gagné. NS a de l’influence et beaucoup d’argent. Pourtant personne, sauf quelque adhérents et sympathisants LR et des proches qui jouent leur carrière en pariant sur sa victoire, n’a envie de voir NS reprendre les commandes de notre pays. J’ai lu son livre (que je n’ai pas acheté ; je ne vais tout de même pas l’aider financièrement). Du vide. Il n’y a rien de nouveau, ni sur la politique sociale, ni sur la politique économique. Du « Déjà-vu » comme disent mes collègues américains. Et aucun projet pour la France. Aucune ambition ni vision. Tout se résume à porter la faute sur les autres : les étrangers, les migrants, les fonctionnaires, l’Europe et le gouvernement de FH. On peut donc résoudre le problème et redonner à la France sa crédibilité en créant des frontières, en expulsant et en diminuant le nombre de fonctionnaires. Si seulement c’était si facile. Et pour relancer la machine économique, c’est baisses d’impôts à tout va et subventions. Un cadeau empoisonné pour les générations futures puisque tout cela serait financé par de la dette. Un vrai programme du Front National en somme.
Et puis NS a déjà été au pouvoir. Il a eu cinq ans pour faire ses preuves et on a vu le résultat. Bien sûr ce dernier vous dira que ce n’est pas de sa faute mais celle de la crise financière qui a secoué la planète à la fin des années 2010… Encore une excuse.

 

Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron quittait le gouvernement et son poste de ministre de l’économie. Il se lance enfin et devrait prochainement transformer son mouvement En Marche, que j’ai rejoint à sa création, en parti politique, histoire de se donner une assise et de l’envergure pour aborder les primaires de gauche et la campagne présidentielle.
Voilà un homme que j’ai envie de suivre. Ses idées et sa vision de la France sont les miennes. Pas étonnant, EM envisage une politique du centre, sans excès, réaliste, loin des thèses extrémistes, tournée vers les autres, l’Europe et l’avenir. J’attends avec impatience que tout cela prenne forme et que les troupes se mettent en marche.

L’horreur, une fois de plus

Nous avons amené Paco voir son premier feu d’artifice jeudi soir. A la Chapelle Saint-Mesmin. Il était 23 heures. Paco a adoré. La fanfare, les bruits d’explosion, les lumières dans le ciel, les couleurs. Ses rires, la joie sur son visage. Il s’est endormi bienheureux dans la voiture au bout de cinq cents mètres. Sa nuit a du être belle, remplie de beaux tableaux et de musiques douces. Tout le monde n’a pas passé une aussi agréable soirée. Hélas.
L’horreur était au rendez-vous en ce jour de fête nationale. Les terroristes ont frappé une fois de plus. Sur la promenade des anglais cette fois-ci. Le bilan est terrible avec plus de quatre-vingts morts. Les fondamentalistes islamistes sont responsables, directement ou indirectement via leur propagande.
Que dire de plus. J’ai déjà tellement écrit sur le sujet. Charlie Hebdo, l’hyper cacher, l’usine Air Products en Isère, l’attaque dans le Thalys, le Bataclan, le couple de policiers tués à Magnanville… et Nice maintenant. Nous sommes en guerre, cette fois-ci plus personne ne soutiendra le contraire. Comment sortir vainqueur ? Comment l’emporter face à un ennemi déterminé et prêt à se sacrifier ? Comment se prémunir d’une menace double, venant de l’intérieur comme de l’extérieur ? Je n’ai pas les solutions. Personne ne les a d’ailleurs ; il ne faut pas croire les discours simplistes. Une seule chose me paraît certaine : il va falloir s’habituer et vivre avec une insécurté permanente car la lutte sera longue (et l’issue incertaine).

J’ai écouté/lu ces derniers jours les critiques émanant de l’opposition, droite et extrême droite en particulier. Estrosi, Guaino, Sarkozy, Juppé, Lepen, Philippot… Que d’excès, de sottises, d’absurdité et de mensonges. Il y a des choses à faire, oui, comme renforcer le renseignement, éduquer les citoyens les plus vulnérables, combattre l’Etat Islamique, Al Quaïda et consorts en dehors de nos frontières, coopérer à l’échelle européenne, consolider notre arsenal juridique. Mais critiquer systématiquement en insinuant que tout n’a pas été fait, vouloir armer nos forces de l’ordre de lance-roquettes, prôner la fermeture des frontières quand les terroristes sont français et suggérer d’enfermer, pour prévenir, ceux qui sont fichés S, ne mène à rien de constructif et d’utile, bien au contraire. Certes, il y a l’élection présidentielle au printemps prochain, et chacun doit se démarquer, mais les commentaires récents montrent surtout la médiocrité de bon nombre de prétendants à la fonction suprême.

Un grand homme s’en est allé

Michel Rocard nous a quitté le 2 juillet dernier. Il fut à mes yeux l’un des grands hommes d’état français. Il va manquer à la France, c’est certain.

On pourrait dire que j’ai grandit avec lui. J’avais huit ans lors de l’arrivée au pouvoir de F. Mitterand en 1981 et c’est à cette époque que j’ai commencé à attendre parler de lui. Depuis cette époque je l’ai toujours écouté de manière attentive. J’ai lu certains de ses ouvrages et beaucoup de ses très nombreux articles. Il a sans nul doute influencé ma pensée de façon inconsciente, comme tant d’autres (BHL, Penrose, Reeve, Fukuyama, Attali, Hawking, Prigogine..). Ses idées pour la France et pour le Monde se retrouvent finalement proches des miennes. M. Rocard a toujours été un homme en phase avec son époque, un grand visionnaire avec un regard juste et bienveillant sur nos sociétés et leur avenir.
Je regrette, et je ne suis sans doute pas le seul, que cet homme d’une intelligence et d’une culture hors norme ne fut pas suffisamment suivi. La France et l’Europe se porteraient mieux si tel avait été le cas.

Ils nous quittent

Le choc ce matin au réveil. Les sondages et les bookmakers se sont donc trompés. Les britanniques ont décidé de quitter l’Union Européenne. Le résultat du référendum est sans appel ; les partisans du Brexit l’emportent haut la main. Je suis triste, bien sûr, et bouleversé. Moi qui suis né européen. Le choix des britanniques est effarant à mes yeux. Pourquoi refuser la plus belle construction humaine de l’après guerre et pourquoi ouvrir la boîte de Pandore ?
La réponse est multiple.
Ce référendum est d’abord un choix politique. D. Cameron en premier, et bien d’autres ensuite, ont pris le risque de créer un séisme aux conséquences imprévisibles pour l’ensemble des peuples de la planète pour assouvir leur désir de pouvoir. Rien ne les y obligeait.
Parce que les dirigeants de l’Europe n’ont pas été à la hauteur ces vingt dernières années, enchaînant fiasco sur fiasco. Citons deux exemples récents : la gestion de la crise financière de 2008 avec comme idée phare d’appauvrir un peu plus les plus faibles et la gestion de la crise des migrants qui à fait le lit de l’extrême droite. L’Europe manque cruellement d’hommes forts, courageux et ambitieux.
Parce que les partisans du Brexit ont mentis aux citoyens sur ce qu’est l’Europe, sur ce qu’elle a apporté et surtout sur ce que sera leur vie en dehors. Les britanniques le découvriront à leur dépend dans le futur.

Et maintenant ?
Voilà une question à laquelle les partisans de la sortie sont bien incapables de répondre car ils n’y ont tout simplement pas pensé. Par paresse sans doute et aussi par manque d’intelligence et de vision. Après tout, ils voulaient seulement gagner et prendre la place. La suite…

Tout cela est effrayant. Devant nous, l’inconnu. Et personne n’aime ça.
Les conséquences pourraient être terribles car la période d’incertitude et de turbulences va être longue. L’Europe n’avait pas besoin de cela. Pas maintenant. Elle est attaquée de l’extérieur par les islamistes radicaux. Et voilà désormais qu’elle se fissure, attaquée de l’intérieur.
Et dire que ce n’est peut-être que le début. Vais-je voir l’Europe s’effriter puis s’effondrer et disparaître ? Ce n’est pas impossible. Chaque jour les nationalistes et extrémistes de tous bords progressent dans tous les pays prouvant que l’être humain n’apprend pas de ses erreurs.

Mais tout n’est pas perdu. C’est peut-être même une chance que nous devons saisir.
L’UE doit se réveiller et se réinventer. Il faut proposer un modèle plus proche des citoyens qui se démarque clairement des modèles ultra-libéraux américains ou chinois. L’Europe au service des européens, pour plus de justice et d’égalité. Une Europe forte qui pourrait proposer au reste du monde sa vision. Je suis persuadé que tout pourrait aller vite, une Europe de la défense, une Europe des droits, une Europe de la fiscalité, de la santé, de l’éducation… Mais sans chef, rien de tout cela, seulement une Europe moribonde dont mon fils me demandera peut-être un jour : « Au fait Papa, c’était quoi l’UE ? ».

Sortir ou pas ?

Les britanniques vont se prononcer demain par référendum. La question posée est simple : rester ou bien sortir de l’Union Européenne. Les chancelleries tremblent ; les places financières aussi. Tout le monde retient son souffle. Si le Royaume-Uni sortait de l’UE qu’adviendrait-il de l’Europe ? Du reste du monde ? Un grand crac, aussi violent que la crise de 2008 ? Une mini secousse évaporée en quelques jours ? On a pu lire tout et son contraire ces dernières semaines dans la presse et sur Internet. Les experts des deux bords se sont relayés à la télévision et à la radio sans relâche. Mais personne ne possède avec certitude la réponse. Comme toujours lorsque l’économie et la finance sont au coeur du problème. Ce qui m’amène à chaque fois à penser que plus personne ne comprend désormais le fonctionnement et les rouages de notre société. Au mieux on fait des paris. Dans la cas du référendum britannique, chaque camp surenchérit et s’efforce d’effrayer la partie adverse. De bonne guerre.
Je reste cependant convaincu que le Royaume-Uni a plus en perdre qu’à gagner en cas de sortie car il se retrouverait isolé. J’ai d’ailleurs peu entendu les partisans du Brexit parler de l’après et expliquer comment le pays sera alors géré et avec quelles priorités et objectifs.

Dans quelques heures nous serons fixés.
Je souhaite que le Royaume-Uni reste et poursuive la grande aventure Européenne. Les britanniques y ont leur place et doivent jouer un rôle clé aux côtés de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne et des autres. Ma plus grande crainte en cas de Brexit n’est pas un grand chambardement de l’économie mondial. Les Anglais et les autres passeront le cap, plus ou moins vite, avec plus ou moins de casse.
Non. J’ai très peur d’un phénomène de contagion et d’un effritement de la construction européenne. Voilà le plus grand risque que D. Cameron a décidé de faire courir à l’EU : sa désintégration et sa perte.
J’espère que nos compatriotes seront faire le bon choix.

En Marche !

Ceux qui me connaissent bien le savent. J’ai vécu la transformation de l’UDF en Mouvement Démocrate et j’ai suivit activement F. Bayrou pendant des années car je suis un centriste convaincu. Hélas, le MoDem est moribond, sans pouvoir et sans rôle dans la vie politique. Je suis aujourd’hui persuadé qu’il ne renaîtra jamais. Comme je l’ai souvent répété, nous avons eu notre chance avec une France prête à nous suivre mais nous n’avons pas su concrétiser cet élan sans doute d’une absence de stratégie offensive et par manques de cadres expérimentés.
Mais l’esprit Centre n’est pas mort. Bien au contraire.

Alors, après une longue réflexion, j’ai décidé de rejoindre le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron.
Parce que j’apprécie l’homme. Parce que ses idées et convictions sont pour la plupart les miennes depuis longtemps. Parce que j’y vois une occasion de changer de voie, de bousculer les lignes établies.

Mes amis, je vous invite à faire de même. Pour que la France, ce pays que j’aime, retrouve son rang et sa vigueur. Pour que les français reprennent confiance en eux et en l’avenir. Pour que l’Europe est un sens et un avenir. Pour que 2017 ne soit pas la version sombre de 2002.
En marche !

Il faut en finir avec le feuilleton grecque

Les discussions entre les dirigeants de la Grèce et ses créanciers piétinent. Les réunions de la dernière chance se suivent et se ressemblent. C’est une mauvaise série télévisée à laquelle on assiste depuis des mois.
La Grèce est ruinée depuis longtemps. Tout le monde sait que jamais le pays ne pourra rembourser sa dette. Aujourd’hui le gouvernement Tsipras emprunte d’un côté (la BCE) pour payer un dû de l’autre côté (le FMI). C’est une spirale infernale dont la Grèce ne pourra pas sortir. Alors pourquoi insister ?
Puisque l’Union Européenne, ou plutôt les pays membres de la zone euro, n’a rien fait pour éteindre l’incendie au début du plongeon grecque alors qu’elle le pouvait, la situation est devenue incontrôlable et la fin de l’histoire est connue de tous depuis des mois. On essaye sans doute de gagner du temps mais pour quoi faire ?
La grande peur de l’inconnue j’imagine. Il n’existe maintenant que deux solutions au problème me semble-t-il : On annule la dette grecque ou on (ses partenaires) la rembourse ; la Grèce fait défaut et sort de la zone euro.
Quoi qu’il arrive dans l’avenir, l’Union Européenne ne sortira pas grandi de cette affaire. Une fois de plus la famille Europe n’a pas su s’entendre pour régler un problème pourtant simple. Pauvre Europe. On dirait que tout est fait pour faire progresser les eurosceptiques et les nationalistes.
Mais il y a peut-être plus grave. En s’obstinant à ne pas voir l’évidence, les dirigeants de l’UE, de la BCE, du FMI et cetera ont peut-être mis l’Europe, voir le Monde, en danger. Comment vont réagir les marchés ? La zone euro va-t-elle résister au choc ? La faible reprise européenne sera-t-elle stopper net ?
Nous aurons les réponses à ces questions très prochainement. Le pire peut sans doute être encore évité en acceptant les faits et en réglant le problème une fois pour toute. Il y aura des conséquences néfastes de toute façon mais d’une ampleur plus faible. Mais il faut aller vite. Mesdames, Messieurs, ne perdez plus temps.

Ne surtout pas se tromper

Le Front National est en pleine crise existentielle. La presse ne parle que de ça, en France comme à l’étranger.
Jean-Marie Lepen a finalement été exclu provisoirement hier du parti politique. Il faut dire que l’issue du bureau ne faisait pas de doute. Fini également la fonction de président d’honneur du FN. Son sort sera définitivement scellé dans quelques mois avec la tenue d’un congrès extraordinaire.
Comment ont-ils pu lui faire ça ? Lui, l’homme de l’origine à qui Marine, les cadres et les adhérents doivent tout ? J’ai presque envie de verser une petite larme… (c’est une plaisanterie, bien sûr).

En réalité les choses sont simples au FN. La nouvelle garde veut éliminer les vieux cadres et les faire taire. Il s’agit de donner un contour plus lisse, plus acceptable, au parti alors que le FN est – hélas – en pleine ascension. Il ne faut pas oublier qu’il y a en vue les élections régionales en fin d’année et puis les élections présidentielles de 2017. Le FN, Marine en tête et les jeunes loups à ses côtés, a un coup a jouer ; il n’est donc pas question de créer des scandales à répétition qui ternissent l’image. Le FN veut devenir un parti comme les autres.

Mais le FN n’est pas un parti comme les autres même si la crise révèle les tensions internes, les luttes de pouvoir que l’on retrouve ailleurs. Malgré les belles images, les discours arrondis et retenus, le contenu et les idées restent profondément les mêmes. Ne vous y trompez pas. Ne tombez pas dans le piège. Le FN est et restera un parti d’extrême droite raciste, xénophobe, antisémite et qui haït le peuple et les petites gens. Les solutions proposées, qui n’en sont pas, bien au contraire elle conduiraient à l’isolement, au chaos, à l’appauvrissement, sont inchangées même si JML est mis à la porte : les étrangers dehors, l’Union Européenne à la poubelle et sa monnaie unique avec, la préférence nationale, et j’en passe.

Relisez les manuels d’histoire. Revisitez le 20ème siècle.
Ne vous laissez pas berner. Le FN n’est pas la solution à tous nos problèmes. Bien au contraire.
Et prenez les péripéties du père, de la fille et de la nièce pour ce qu’elles sont : une série Z.